À Grenoble, une nouvelle usine pour transformer des déchets en énergie prévue pour 2029

Près de Grenoble, une nouvelle unité d’incinération et de valorisation énergétique doit voir le jour d'ici 2029. Un groupement conduit par Eiffage Génie Civil construira l'installation, sur le site d’Athanor.

Le nom du groupement chargé des travaux est désormais connu. Eiffage Génie Civil a annoncé, ce lundi 24 août, avoir remporté, au sein de deux groupements distincts, les marchés pour la construction et l’exploitation de deux unités de valorisation énergétique (UVE) à Limoges et à Grenoble. En Isère, le groupe de BTP sera le mandataire d’un groupement réunissant aussi Eiffage Construction, Fayat Fondations, Cancé, Eiffage Énergie Systèmes et Streiff. Pour la nouvelle installation grenobloise, le marché représente 77 millions d’euros, dont 62 millions pour Eiffage. 

En parallèle, Eiffage Énergie Systèmes a obtenu avec Keppel Seghers - mandataire du groupement - le lot consacré à la valorisation énergétique. Ce second marché atteint 168 millions d’euros, dont 33 millions d’euros pour la filiale d’Eiffage.

Une usine dimensionnée pour 165 000 tonnes

La Métropole grenobloise et six territoires voisins se doteront ainsi d’une nouvelle Unité d’incinération et de valorisation énergétique des déchets (UIVE), construite sur le site d'Athanor à La Tronche, au nord-est de Grenoble. La nouvelle installation vise à remplacer l'incinérateur existant datant de 1972, lui aussi exploité par Grenoble Alpes Métropole. Si le nouveau incinérateur brûlera moins de déchets, il devrait toutefois produire plus d'énergie.

Avec une capacité de traitement de 165 000 tonnes de déchets par an, la future UIVE incinérera les déchets qui ne peuvent être ni recyclés ni compostés, afin d’éviter leur enfouissement. La chaleur produite par leur combustion sera récupérée pour alimenter les réseaux de chauffage  locaux. Une partie sera aussi convertie en électricité, pour l’autoconsommation du site et l’approvisionnement du territoire grenoblois.

Une réponse aux nouvelles normes environnementales 

Si elle produira plus d'énergie, l’installation devrait permettre de réduire les émissions. Le but :  répondre aux exigences environnementales, en particulier celles liées aux normes européennes sur les rejets atmosphériques des unités d’incinération.

Des systèmes de désodorisation et de traitement acoustique sont aussi prévus afin de limiter les nuisances sonores. La métropole grenobloise dit également prendre en compte l'enjeu architectural et paysager du projet, implanté sur une zone fréquentée, le long des berges de l’Isère. 

Une coopération à l’échelle du Sud-Isère

Le projet dépasse les frontières de Grenoble.  Dès 2018, six collectivités du Sud-Isère ont décidé de s’associer avec Grenoble Alpes Métropole pour cofinancer la construction d'un centre de tri, puis celle du nouvel incinérateur. Il s’agit de Saint-Marcellin Vercors Isère, du Grésivaudan, du Trièves, de la Matheysine, de l’Oisans et du Pays Voironnais. Ensemble, ces territoires représentent 259 communes et plus de 730 000 habitants, soit environ 60 % de la population du département de l’Isère.

La future installation doit ainsi rayonner à l’échelle du sud du département. Les travaux,  débutés cette année pour une mise en service de l’installation fin 2029, s’achèveront fin 2031. 

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