La commémoration s’est déroulée ce dimanche 23 août. @Préfecture

82 ans après, Saint-Genis-Laval rend hommage aux victimes du massacre du fort de Côte-Lorette

Ce dimanche 23 août, une cérémonie s’est tenue à Saint-Genis-Laval pour rendre hommage aux victimes du massacre du fort de Côte-Lorette.

Dimanche 23 août, 82 ans après les faits, Anne Laybourne, sous-préfète en charge de la politique de la ville, a rendu hommage aux victimes du massacre du fort de Côte-Lorette, à Saint-Genis-Laval. La cérémonie a notamment été l’occasion de rappeler l’importance de préserver les noms et les parcours de celles et ceux qui ont été assassinés dans les derniers jours de l’Occupation. "Les noms des victimes ne doivent jamais être oubliés ou être effacés", a rappelé la sous-préfète.

Le 20 août 1944, alors que les forces alliées progressent dans la vallée du Rhône après le débarquement de Provence, les nazis cherchent à vider les prisons lyonnaises avant leur départ. La prison de Montluc devient notamment le point de départ de plusieurs opérations meurtrières.

Ce matin-là, environ 120 prisonniers, parmi lesquels des résistants, des otages et des détenus juifs, sont extraits de Montluc sous les ordres de Klaus Barbie et de Walter Knabb. Des miliciens français participent également à l’opération. Les prisonniers sont conduits au fort de Côte-Lorette, à Saint-Genis-Laval. Ils sont ensuite exécutés par petits groupes dans la maison du garde.

Après les fusillades, les nazis cherchent à faire disparaître les traces du massacre. Les corps sont recouverts de paille et le bâtiment est incendié avant d’être détruit à l’explosif. Sur les victimes, 74 ont ensuite pu être identifiées, dont 68 hommes et six femmes. Leurs restes reposent aujourd’hui au mémorial du site.

"Ne jamais laisser le silence s’emporter"

Lors de la commémoration, Anne Laybourne a insisté sur la responsabilité des générations actuelles dans la transmission de cette mémoire. "Il reste ce que ces hommes et ces femmes ont légué, sans l’avoir choisi, à ceux qui allaient venir après eux : l’exigence de continuer à nommer, l’exigence de continuer à choisir, l’exigence de ne jamais laisser le silence s’emporter", a déclaré la sous-préfète.

Le 3 septembre prochain, nous célébrerons le 82e anniversaire de la libération de Lyon.

Lire aussi : Lyon commémore les 82 ans de la libération de la prison de Montluc

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