Photo d’illustration d’un moustique tigre. @Pixabay

L’Auvergne-Rhône-Alpes face à une progression inquiétante du moustique tigre

Alors que le moustique tigre continue de s’étendre dans la région, les autorités sanitaires appellent les habitants à multiplier les gestes de prévention.

Il y a encore quelques années de cela, il ne faisait parler de lui qu’à l’étranger. Présent désormais massivement en France et dans l’ensemble des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes, le moustique tigre représente un danger en permanence. Au-delà des piqûres, il peut être vecteur de plusieurs maladies tropicales, notamment la dengue, le chikungunya et le virus Zika.

Ce lundi, le réseau d’organismes à vocation sanitaire sans but lucratif Fredon, a appelé les habitants de la région à faire preuve de vigilance pour cet été 2026. Au 30 juin 2026, près d’une trentaine de nouveaux cas de maladies tropicales importés avaient déjà été recensés dans la région. "Le retour de conditions plus favorables devrait stimuler la reprise d'activité du moustique", affirme Fredon.

En 2025, 1 328 communes de la région étaient colonisées par le moustique tigre, contre 1 192 un an plus tôt selon les chiffres de l’Agence régionale de santé (ARS). Au total, environ 80 % des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes vivent désormais dans une zone où l’espèce est implantée. Santé publique France a identifié 347 cas d’arboviroses l’an passé : 177 de chikungunya, 168 de dengue et 2 de Zika.

Le pic attendu en août et septembre

Chaque année, la période la plus favorable au développement du moustique tigre se situe à la fin de l’été, avec un pic généralement observé en août et septembre. "Pour lutter efficacement, il est important de supprimer tous les lieux de ponte potentiels en bloquant les accès à l'eau (les œufs ont besoin d'eau pour éclore). Seule une action collective peut faire la différence et l'implication de tous est donc essentielle : particuliers, collectivités, professionnels", explique Fredon.

Les autorités rappellent également aux voyageurs revenant de zones tropicales de rester vigilants en cas de symptômes évocateurs, comme une forte fièvre, des douleurs articulaires ou des éruptions cutanées, et de consulter rapidement un professionnel de santé.

Lire aussi : 80 % des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes sont exposés au moustique tigre

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