Suite à la plainte pour viol déposée contre Roman Abreu, deux nouveaux groupes d'opposition ont été créés par les partis de centre et de droite républicaine.
Depuis les révélations sur l'affaire Roman Abreu, les départs se succèdent au sein du groupe Coeur lyonnais. Douze élus municipaux, anciens membres du parti créé par Jean-Michel Aulas, ont ainsi décidé de constituer un nouveau groupe politique au conseil municipal de Lyon. Nommé "Lyon Ensemble", ce dernier rassemble des élus issus du centre et de la droite républicaine, à savoir : Les Républicains, Horizons, Renaissance, l’UDI, les Centristes ainsi que plusieurs personnalités de la société civile.
Parmi les membres du nouveau groupe, figurent 67 élus, dont les trois maires d'opposition, Pierre Oliver (2e arr.), Thomas Rudigoz (5e arr.) et Samuel Soulier (6e arr.). "Cette équipe entend porter une opposition constructive, exigeante et responsable face à l’exécutif municipal. Elle aura pour ambition de défendre les intérêts des Lyonnaises et des Lyonnais, de proposer des alternatives crédibles aux politiques actuellement menées et de préparer l’avenir de notre ville", indique le nouveau groupe d'opposition.
Un second groupe créé
En parallèle, plusieurs conseillers municipaux, pour la plupart issus de la société civile, appellent à créer un second groupe nommé "Lyon, Humaniste et Démocrate". "Son positionnement central, ancré dans les arrondissements et associant des personnes issues de la société civile ainsi que dans des partis politiques, permettra de rassembler le plus largement tous les élus qui se reconnaissent dans les valeurs que nous portons", écrivent les neuf premiers signataires, dont Edouard Hoffmann, Loïc Terrenes et Charlotte Hoffmann.
"Nous porterons les valeurs de progressisme, d’écologie politique, de féminisme, de solidarisme et d’universalisme, conscients et héritiers de l’histoire de notre ville et de celles et ceux qui ont contribué à la bâtir et la faire progresser", ajoute le nouveau groupe.
Une plainte déposée le 13 mai
Pour rappel, une plainte pour viol sous soumission chimique a été déposée par une militante de Génération Aulas le 13 mai dernier contre Roman Abreu, ancien directeur de communication de Jean-Michel Aulas durant la campagne des élections municipales lyonnaises. L’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Laure Cédat et Emmanuel Imberton avaient été informés de l’accusation de viol en février, pour des faits qui se seraient déroulés au mois de janvier à Lyon. Depuis, la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli a annoncé avoir temporairement retiré leur délégation à Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton.
Des auditions de témoins ont débuté cette semaine et devraient se poursuivre dans les prochains jours. Les enquêteurs cherchent à reconstituer précisément le déroulement des événements rapportés par la plaignante.
Lire aussi : Affaire Roman Abreu : Véronique Sarselli sanctionne Aulas, Cédat et Imberton, le camp Aulas dément
