Le parti présidentiel acte ce lundi sa prise de distance avec le groupe Cœur lyonnais à la ville de Lyon après qu’une plainte pour viol contre l’ancien directeur de communication de Jean-Michel Aulas a été déposée.
Les départs se succèdent au Conseil municipal. Dans un court communiqué diffusé ce lundi 15 juin, Renaissance annonce quitter le groupe Cœur lyonnais à la Ville de Lyon. "À la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire pour “viol aggravé” par le parquet de Lyon et le retrait des délégations à 3 vice-présidents Cœur lyonnais à la Métropole de Lyon, Renaissance annonce quitter le groupe Cœur lyonnais à la ville de Lyon. Nous assurons la victime présumée de tout notre soutien. Nous faisons pleinement confiance à la justice pour faire la lumière sur ces faits graves", détaille le communiqué.
Cette décision intervient après que Jean-Michel Aulas, président de Coeur lyonnais, et Laure Cédat, vice-présidente, se sont mis en retrait de leurs fonctions vendredi "pour préserver l’unité du collectif." Le même jour, Pierre Oliver, maire du 2e arrondissement, et les élus Horizons ont également annoncé prendre leur distance avec le groupe.
Une plainte déposée le 13 mai
Pour rappel, une plainte pour viol sous soumission chimique a été déposée par une militante de Génération Aulas le 13 mai dernier contre Roman Abreu, ancien directeur de communication de Jean-Michel Aulas durant la campagne des élections municipales lyonnaises. L’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Laure Cédat et Emmanuel Imberton avaient été informés de l’accusation de viol en février, pour des faits qui se seraient déroulés au mois de janvier à Lyon.
Le groupe indiquait vendredi qu’une réunion des élus se tiendrait cette semaine pour acter d’une "gouvernance transitoire."
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Aulas, Cédat et Imberton perdent leur délégation à la Métropole de Lyon
Quant à la Métropole de Lyon, les tensions sont aussi nombreuses. Véronique Sarselli, présidente LR de la collectivité, a en effet annoncé à nos confrères du Progrès avoir retiré temporairement leur délégation à Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton vendredi. "En parfait accord avec Jean-Michel Aulas, j’ai finalement décidé de leur retirer temporairement leur délégation. Cela est effectif à l’heure où je vous parle. (…)", a-t-elle déclaré. Jean-Michel Aulas était en charge du rayonnement et du partenariat métropolitain ainsi que de l'innovation, Emmanuel Imberton de l'économie, l'emploi et l'insertion professionnelle et Laure Cédat de la culture, la création et les initiatives territoriales.
Une décision pourtant contestée par l’avocat de Jean-Michel Aulas, Me Alain Jakubowicz, qui assure que c’est "totalement faux." Emmanuel Imberton indique, lui, n’avoir "signé aucun accord", soulignant que "personne ne parle en son nom."
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Si ces gens étaient honnëtes ils tireraient la conclusion que leur élection est entachée de cette esbrouffe qui a consisté pour ce Monsieur à vendre le produit Aulas sans aucune moralité et démisionneraient afin de provoquer de nouvelles élections