Cinq jours après les révélations concernant la plainte pour viol aggravé visant Roman Abreu, ancien conseiller de Jean-Michel Aulas, l'enquête se poursuit à Lyon.
L'enquête ouverte après la plainte déposée à la mi-mai contre Roman Abreu franchit une nouvelle étape. Selon nos confrères du Progrès, des auditions de témoins ont débuté cette semaine et devraient se poursuivre dans les prochains jours. Les enquêteurs cherchent à reconstituer précisément le déroulement des événements rapportés par la plaignante.
Pour rappel, nos confrères de BFM Lyon ont révélé la semaine dernière que Roman Abreu était visé par une plainte pour viol, déposée par une ancienne membre de l'équipe de campagne du candidat Aulas. Dans cette plainte déposée le 13 mai, la jeune militante de l'équipe de campagne affirme qu'elle a été abusée par soumission chimique, au cours d'une soirée début janvier à Lyon.
Abreu "conteste fermement toute accusation"
Le 8 janvier, alors que l'équipe du candidat Aulas est présente à la préfecture du Rhône pour la cérémonie des vœux de la préfète et du président du Département du Rhône, la plaignante explique être allée, après la soirée, boire un verre avec Roman Abreu. Victime d'un trou noir, elle se serait ensuite réveillée quelques heures plus tard dans le lit du directeur de campagne, à l'hôtel Intercontinental de Lyon.
Pour l'heure, l'ex-responsable de la communication pour la campagne lyonnaise de Jean-Michel Aulas, qui reste présumé innocent, "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", a déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué. "Mon client a appris par voie de presse le dépôt d'une plainte le visant. À ce jour, aucun service de police ou de justice ne l'a sollicité", ajoute-t-elle.
L'affaire a depuis déclenché un tsunami politique au sein des conseils métropolitain et municipal à Lyon. Si Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, trois élus informés par la plaignante de l'affaire depuis le mois de février, se sont vus retirer leur délégation de vice-président à la Métropole de Lyon par Véronique Sarselli, le camp Aulas apparait de plus en plus isolé également à la Ville de Lyon. L'ancien patron de l'OL a de lui même décidé de quitter la présidence du groupe Cœur lyonnais. Un groupe qui ne compte plus qu'une petite poignée d'élus après les très nombreux départs de ces derniers jours.
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