SDMIS sapeurs-pompiers Vigik
25 casernes de la métropole sont désormais équipées du dispositif Vigik.

"Chaque minute est précieuse" : 25 casernes de pompiers lyonnaises désormais équipées du système Vigik

Afin d'accéder plus rapidement aux immeubles lors d'intervention, 25 casernes de la métropole de Lyon sont désormais équipées du système Vigik.

"C'est un enjeu essentiel de sécurité car chaque minute compte". Depuis plusieurs semaines, la caserne de Lyon Corneille (3e arr.) et 25 autres casernes de la métropole sont équipées du dispositif Vigik : un système de contrôle d'accès électronique utilisé pour entrer dans les immeubles résidentiels. L'objectif ? Permettre aux sapeurs-pompiers d'accéder facilement et rapidement aux victimes lors d'interventions.

Car si les sapeurs-pompiers bénéficient depuis 2021 d'un accès libre aux parties communes, aucun dispositif ne leur permettait jusqu'à présent d'entrer dans les bâtiments. "Il y a une véritable difficulté d'accès aux bâtiments. Il y a un certain nombre de situations où nos équipes se retrouvent coincées devant la porte et ne peuvent pas accéder aux victimes", indique le lieutenant-colonel Sébastien Pontet.

En chiffres
Au total, 106 agents travaillent dans la caserne de Lyon Corneille. En 2025, les équipes sont intervenues 9 950 fois et ont reçu quelque 450 000 appels.

"Cela permet de sécuriser nos clients"

Grâce au dispositif Vigik, il suffit désormais aux sapeurs-pompiers de scanner leur badge pour entrer dans le hall d'un immeuble. Une technologie évidente et rassurante pour les sapeurs-pompiers, mais aussi pour les bailleurs et les habitants. "Cela nous permet de sécuriser nos clients", explique la FNAIM, bailleur et partenaire du projet.

Vigik
Le dispositif Vigik permet d'entrer dans un immeuble avec un badge.

Pour assurer la sécurité des résidents, les badges Vigik des pompiers sont réinitialisés tous les trois jours sur une borne. "En cas de perte ou de vol du badge, cela permet de sécuriser l'accès au bâtiment", indique un sapeur-pompier. "L'objectif pour nous, c'est vraiment de gagner du temps car chaque minute est précieuse", poursuit Sébastien Pontet.

Une technologie onéreuse

Mais cette technologie à un coût. Chaque caserne équipée à dû débourser 1 500 euros pour acquérir une borne et doit payer 250 euros de redevance par an pour l'utilisation des badges. Pour financer cet équipement onéreux, plusieurs bailleurs ont signé un partenariat avec le Service départemental-métropolitain d'incendie de secours (SDMIS). 25 casernes sont désormais équipées, en priorité "celles qui ont les plus grosses sollicitations", indique encore le lieutenant-colonel. Parmi elles, figurent l'ensemble des casernes de Lyon et quelques communes périphériques. "À terme, nous aimerions avoir un badge numérique pour ne plus avoir besoin de bornes et pour équiper l'ensemble des sapeurs-pompiers à des coûts largement moindres", indique le SDMIS.

Les territoires ruraux ne devraient néanmoins pas être concernés au vu de leur faible nombre d'immeubles équipés Vigik. Si la majorité des bâtiments lyonnais disposent de la technologie, certains immeubles, notamment situés en centre-ville, ne sont toujours pas équipés. Pour ces derniers, le SDMIS peut entrer à l'aide du code fournit au préalable ou doit encore attendre qu'une personne leur ouvre.

En parallèle, le SDMIS a lancé une campagne de communication visant à sensibiliser les Lyonnais à l'accessibilité des bâtiments. Cette dernière rappelle des gestes simples mais essentiels, à savoir, ne pas se garer devant les portes d'immeubles ou ne pas encombrer les halls d'entrée.

Lire aussi : Métropole de Lyon : les badges Vigik déployés chez les pompiers, un "gain opérationnel direct"

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