police Lyon
Photo d’illustration. © Tim Douet

Plaintes pour viols à Charly dans un centre périscolaire : le parquet ouvre une enquête

Trois plaintes visent un animateur d'un centre de loisirs près de Lyon, à Charly, soupçonné de viols et agressions sexuelles sur de très jeunes enfants.

Trois plaintes ont été déposées dans une affaire de viols et agressions sexuelles présumés à l'encontre d'un animateur d'un centre périscolaire près de Lyon, à Charly, qui conteste les faits, a-t-on appris mercredi auprès du parquet et de l'avocat des plaignants.

Le parquet de Lyon a indiqué mercredi à l'AFP avoir ouvert une enquête "à la suite de deux plaintes déposées à l’encontre d’un animateur du centre de loisirs de Charly (Rhône) par les parents de deux mineurs dénonçant des faits de nature sexuelle au préjudice de leur enfant".

"Une troisième plainte vient d’être reçue par la brigade de gendarmerie d’Irigny", selon le parquet, confirmant une information du Progrès. Les victimes présumées sont trois petites filles, âgées de six, sept et trois ans au moment des faits, selon l'avocat des trois familles, Me Jean Sannier.

L'animateur suspendu

Les faits présumés, objet de deux plaintes, remontent à avril, selon Me Sannier, lorsque les deux premières fillettes, amies, disent avoir subi des actes de viols et de scatologie de la part de l'animateur, dans les toilettes réservées aux personnes handicapées.

Une troisième plainte a été déposée lundi par la famille de l'enfant de trois ans, qui dit avoir été victime d'une agression sexuelle et que la fillette de sept ans aurait vu ressortir des toilettes avec l'animateur. L’enquête du parquet a été ouverte pour "viol commis sur un mineur par personne ayant autorité sur la victime et agression sexuelle sur un mineur de 15 ans"

L'animateur, fonctionnaire âgé d'une trentaine d'années, a été suspendu par la mairie de Charly, "conformément à la procédure, en vertu du principe de précaution", selon son avocat Me Sébastien Soy. "Mon client conteste totalement les faits", affirme-t-il, expliquant que l'analyse de ses "téléphone et ordinateur n'ont pas produit d'éléments de preuve suffisants pour aller au-delà à ce stade".

Entendu fin avril lors d'une garde à vue de 36 heures, il a été remis en liberté, selon les deux avocats. Une décision qui suscite la "colère" de Me Sannier pour lequel l'animateur "aurait dû être déféré" au nom de "la protection des enfants, surtout dans le contexte actuel de l'affaire Lyhanna". Et ce "d'autant qu'il proposait ses services de baby-sitter sur des plateformes".

"Il ne faut pas comparer ce qui n'est pas comparable et ne pas laisser" l'affaire Lyhanna "polluer ce dossier, où tout ce qui aurait dû être fait par la justice l'a été", répond Me Soy.

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