La Caisse d’allocations familiales d’Isère supprime les prestations des dealers reconnus. (Photo d’illustration)

Auvergne-Rhône-Alpes : un habitant sur deux est bénéficiaire d’une prestation versée par la CAF

La moitié des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes ont bénéficié de l’une des aides de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) en 2024, selon le nouveau rapport de l'Insee et de la CAF.

En 2024, la moitié des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes ont bénéficié de l’une des aides de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Avec 3,8 millions de bénéficiaires dans la région cela représente 9 milliards d'euros de prestations versées par les CAF, rapporte le nouveau rapport de l'Insee en collaboration avec la CAF.

Mais il existe des inégalités entre les territoires. Ainsi, le Rhône, qui compte une population plus jeune et un important nombre d'étudiants, compte 53 % de bénéficiaires. 1 habitant sur 8 vit par ailleurs au sein d’un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV).

Lire aussi : Les quartiers prioritaires de la ville, épicentre des inégalités selon l'Insee

À titre comparatif, seuls 34 % des habitants du Cantal ont recours aux aides des allocations familiales. Pour cause, le département compte davantage de travailleurs agricoles, qui sont gérés par la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Le Cantal compte aussi plus de couples sans enfant, qui ne bénéficient donc pas des allocations enfance-jeunesse. Tout cela fait donc baisser le pourcentage de bénéficiaires dans le département.

Différentes allocations selon les territoires

Les allocations enfance-jeunesse sont par ailleurs les plus attribuées. En effet, à partir de deux enfants, le couple est éligible à cette aide. La région AuRa est la deuxième région française avec le taux de natalité le plus élevé, juste derrière les Hauts-de-France. Cette aide est donc assez généralisée sur le territoire. Les aides au logement et au soutien à l’activité complètent le podium. Une grande partie des bénéficiaires des allocations enfance-jeunesse sont aussi plutôt aisés. En effet, c’est l’aide qui se base moins sur les revenus, mais sur le nombre d’enfants. Les bénéficiaires résident donc davantage en couronne des grandes agglomérations ou en zone touristique.

Au contraire, une part importante de personnes couvertes par des allocations d’aide au logement résident dans des territoires très denses, à l’image des métropoles. 35 % de la population régionale bénéficie de ces aides. Les étudiants, qui n’ont pas de revenus ou bien un revenu faible, représentent une importante partie de ces bénéficiaires.

Les prestations de soutien à l’activité sont plus fréquemment versées dans des territoires plus pauvres, périurbains ou ruraux. On note en effet un faible niveau de vie médian avec 1 820 euros mensuel. "On peut l’expliquer par des emplois qui sont peu rémunérateurs, comme le secteur agricole", explique Anne-Cécile Argaud, cheffe de projets de l'action régionale de l'Insee., tandis que le chômage et la pauvreté sont contenus.

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