Feda Wardak investit Les Subs avec une œuvre impressionnante, célébrant la résistance de communautés afghanes face aux dynamiques impérialistes et capitalistes.
Dans le cadre des Nuits de Fourvière, Les Subs accueillent, sous la verrière, Ce que le ciel ne sait pas. Une installation monumentale de Feda Wardak, architecte et plasticien afghano-français, fruit d’un travail en Afghanistan sur son district natal Jaghatu auprès d’artisans locaux.
Les savoir-faire de ces derniers sont fragilisés par les dynamiques impérialistes et capitalistes, avec lesquels il tente de construire des espaces autogérés propices à leur préservation et transmission.
L’œuvre matérialise un escalier en colimaçon sur trois niveaux et 11 mètres de haut qui tourne sur son axe vertical.
Elle évoque la vis utilisée par les puissances étrangères pour forer et extraire les ressources des sols afghans, les attaques de drones qui détruisent les systèmes de gestion d’eau millénaires mais aussi les formes de résistance des communautés afghanes.
Avec une dramaturgie en trois tableaux mis en relation par trois espaces différents – le ciel (évoquant le contrôle des espaces aériens par l’ennemi), le sous-sol (les pillages et la résistance) et le sol (interface entre le ciel et le sous-sol) –, l’installation est investie par les danseurs du chorégraphe Saïdo Lehlouh, issu du break et la musique de la DJ Deena Abdelwahed.
Il est question de luttes, d’identités culturelles, d’énergie vitale, le tout porté par des corps qui puisent à l’essence même des conflits.
Ce que le ciel ne sait pas - Feda Wardak, Saïdo Lehlouh et Deena Abdelwahed
Du 4 au 6 juin aux Subs – les-subs.com
