Thomas Bach, président du Comité International Olympique (CIO) après la désignation des Alpes françaises pour les Jeux Olympiques 2030.(Photo by Fabrice COFFRINI / AFP)

A la Région, les écologistes refusent d'accueillir les JO Alpes 2030

L'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030 se heurte à l’opposition des écologistes régionaux. Ils mettent en avant un projet "incompatible avec les limites planétaires."

C'est ce que l'on peut appeler un contraste. Alors que Grégory Doucet n'a cessé de réaffirmer la candidature de Lyon pour accueillir des épreuves de glace pour les Jeux Olympiques 2030, ses collègues écologistes à la Région soufflent un vent contraire. Dans un communiqué publié ce vendredi, le groupe justifie sa position par "une analyse approfondie des enjeux environnementaux, économiques et démocratiques." Il met en avant les nombreux problèmes de gouvernance et un déséquilibre financier qui pèsera "sur les collectivités publiques." En effet, "les rapports confidentiels de l’Inspection Générale des Finances tablent sur un déséquilibre de l’ordre de 850 à 900 millions d’euros."

De ce fait, au conseil régional, comme au parlement, les écologistes votent contre toutes les délibérations qui concernent ces Jeux olympiques. En février 2024, le parti de gauche a adopté à l’unanimité une motion nationale affirmant qu’en l’état, ce projet était "incompatible avec les limites planétaires, socialement inacceptable et élitiste".

Alors que l'exécutif régional conduit par Fabrice Pannekoucke mise sur la dimension sportive, le groupe d'opposition souhaite voir plus loin : "les Jeux olympiques d’hiver ne sauraient être réduits à une fête du sport. Ils supposent des investissements publics majeurs et des choix d’aménagement irréversibles, dont la réalisation dépend du renoncement aux règles d’urbanisme et au droit de l’environnement."

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Deux actions juridiques en cours

Parallèlement à "leur travail de fond aux côtés des collectifs citoyens et d'associations de montagne", le groupe a engagé deux actions juridiques. L'une visant "à faire reconnaître la nécessité d’une consultation du public,
reconnu comme légitime par le tribunal administratif de Marseille en janvier 2026, avant d’être rejeté en appel"
. L'autre prenant la forme de recours contre la loi Olympique, toujours en cours. Ceux-ci contestent "les nombreuses
dérogations au droit commun en matière démocratique, environnementale, d’urbanisme et de libertés publiques.
" Même dans un évènement prônant l'unité, les différents camps continuent de s'opposer.

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