Candidature des Alpes Françaises aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver 2030. (Photo by LOUAI BARAKAT / HANS LUCAS / Hans Lucas via AFP)

JO 2030 : le Cojop, en "transition", continue de chercher son numéro 2

Le comité d'organisation des JO-2030, lesté par une crise de gouvernance, a indiqué jeudi dans un communiqué de presse que le processus de recrutement de son numéro 2 était toujours en cours, officialisant une "mission temporaire" de l'ex-préfet Michel Cadot pendant cette "transition".

En pleins Jeux olympiques d'hiver italiens, les organisateurs des JO 2030 dans les Alpes françaises avaient fait part de "désaccords insurmontables" entre Edgar Grospiron, président du comité d'organisation, et son directeur général Cyril Linette. Ce dernier a quitté le Cojop fin février, quatrième départ d'une série noire entamée avec la démission en décembre de la directrice des opérations, suivie de celle du directeur de la communication, puis du président du comité des rémunérations.

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Jeudi, un bureau exécutif réunissant les parties prenantes de ces Jeux - gouvernement, régions hôtes, comités olympique et paralympique - a officialisé l'arrivée de Michel Cadot, annoncé par la presse la semaine dernière. L'ex-délégué interministériel aux JO-2024 et ancien préfet d'Ile-de-France mènera "une mission d'accompagnement temporaire", visant "à garantir la stabilité et l’avancement des dossiers stratégiques", selon un communiqué.

Mission d'accompagnement et crise de gouvernance

Evoquant un "contexte de transition", le Cojop indique que "le processus de recrutement du futur directeur général ou de la future directrice générale se poursuit afin d’identifier un profil expérimenté, capable d’accompagner durablement la préparation et la livraison des Jeux".

Le bureau exécutif a également approuvé "une nouvelle trajectoire opérationnelle", visant entre autres à "clarifier les responsabilités et adapter l’organisation aux enjeux de préparation et de livraison des Jeux", suite aux recommandations de l'ancien directeur général de Paris-2024, Etienne Thobois, mandaté pour une "mission d'accompagnement" en pleine crise de gouvernance.

"Ce bureau exécutif est un point de passage important dans la réorganisation du Cojop, qui nous permet d’aborder les prochaines étapes avec clarté et sérénité", a commenté à l'AFP Edgar Grospiron. "Je me réjouis de l’arrivée du préfet Michel Cadot, dont l’expérience et la fine connaissance du projet va nous permettre de maintenir le cap sur les dossiers stratégiques dans cette période de transition", a-t-il ajouté.

Au titre des priorités, le Comité d'organisation indique entre autres dans son communiqué vouloir "associer plus étroitement les athlètes et le mouvement sportif", et "mobiliser rapidement les territoires hôtes".

Un fonctionnement moins centralisé a notamment été prôné devant les sénateurs fin février par Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux, qui s'est prononcé en faveur d'un déploiement "avant l'été" de directions locales du comité d'organisation sur les quatre grands pôles qui accueilleront les JO (Savoie, Haute-Savoie, Nice et Briançonnais). Devant cette même audition, Edgar Grospiron avait reconnu "quatre mois de retard sur la finalisation de la carte des sites" qui accueilleront les épreuves, ainsi qu'"un mois et demi à deux mois de retard sur la partie organisation".

Jeudi, le Cojop a également annoncé "le renouvellement à venir de certains membres du conseil d'administration". En décembre, afin d'éviter tout risque de conflit d'intérêt, l'ancien patron des Jeux de Paris-2024 Tony Estanguet et le biathlète Martin Fourcade avaient en effet "fait part de leur volonté" de quitter l'instance "dans le cadre de leurs futures activités professionnelles".

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