Au printemps, la galerie Jean-Louis Mandon expose l’artiste lyonnaise Natalina Micolini qu’elle accompagne depuis de nombreuses années et dont on a pu voir de belles œuvres cet été au château de Rochebonne à Theizé-en-beaujolais.
Élève du peintre Salvatore Gurrieri, elle explore différentes techniques comme l’huile, le pastel gras ou sec qu’elle présente sur du bois ou des tissus de lin préparés spécialement pour accrocher les pigments.
Le sujet qu’elle aborde n’est qu’un prétexte car ce qu’elle aime par-dessus tout c’est inventer, jouer de la matière et des couleurs, se plonger dans une relation tactile et sensuelle avec l’œuvre.
Dans Au seuil du paysage, elle dévoile des tableaux qui partent d’une émotion issue de l’espace naturel qui l’entoure – verger, bocages, sous-bois, arbres – puisant ainsi dans un réel qu’elle emmène peu à peu vers l’abstraction.
Le pastel est pour elle un champ expérimental infini avec, sur le bois ou le tissu, l’écrasement du pigment à la force du doigt ou du papier de verre, le grattage, le ponçage, les encres mêlées et les pigments purs ajoutés, autant d’actes artistiques qui brouillent les frontières pour créer des paysages surgis de l’inconscient et à fleur de peau.
Au seuil du paysage - Natalina Micolini – Du 5 mars au 3 avril 2026 à la galerie Jean-Louis Mandon
