L’avant du cortège en hommage à Quentin Deranque, en présence des militantes du collectif identitaire Némésis. (@Clemence Margall)

Lyon : l'association étudiante de l'UNEF demande à son tour la dissolution de Némésis

Dans un communiqué transmis ce 27 février, l'association étudiante de l'UNEF demande la dissolution du collectif d'ultradroite Némésis.

Alors que le collectif d'ultradroite Némésis est accusé d'avoir joué les appâts pour attirer des militants antifascistes vers des guet-apens de militants d'ultra-droite, plusieurs groupes et élus dénoncent les agissements du groupuscule fémonationaliste.

Après la députée du Rhône, Sandrine Runel, c'est au tour de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) Lyon, de demander la dissolution du groupuscule : "Nous exigeons la dissolution du collectif Némésis, qui représente à l’instar de tous les groupes identitaires et d’extrêmes droites une menace dans nos lieux d’études et dans nos villes", écrit l'association étudiante dans un communiqué transmis ce vendredi.

L'association étudiante reproche notamment au collectif de "détourner les luttes féministes pour propager des discours anti-immigration et stigmatiser les personnes musulmanes", et des prises de parole trahissant une "obsession xénophobe et une vision ethnicisée des violences sexistes."

Liens étroits avec des "militants néofascistes"

Dans son communiqué, l'UNEF pointe également du doigt les liens qu'entretient le collectif Némésis avec des "militants et organisations néofascistes violents". L'association cite notamment les groupes d'ultra-droite "l'Action française", ou "la Cocarde étudiante", dont un ancien membre a été condamné en 2024 à de la prison ferme pour une agression raciste avec une arme blanche.

Selon l'UNEF, le collectif d'extrême droite chercherait à "s’implanter durablement dans les établissements d’Enseignement supérieur, afin d’y diffuser ses idées réactionnaires, racistes et discriminatoires." L'association appelle ainsi à faire front commun pour lutter "face à la montée des groupuscules néo fascistes, xénophobes et identitaires qui détournent les luttes sociales pour semer la haine et la division."

Pour rappel, le collectif Némésis manifestait devant Sciences Po Lyon lors de la venue de Rima Hassan le jour où Quentin Deranque a été battu à mort. Le militant nationaliste avait par ailleurs été appelé pour "protéger" les membres du collectif en cas de débordements.

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