Sandrine Runel, députée du Rhône (Socialiste), annonce avoir saisi le ministère de l'Intérieur pour demander la dissolution du groupe d'ultra droite Némésis.
Alors que le collectif d'ultra-droite, Némésis est accusé d'avoir joué les appâts pour attirer des militants antifascistes vers des guet-apens de militants d'ultra-droite, plusieurs élus demandent la dissolution du groupuscule fémonationaliste. C'est notamment le cas de la députée du Rhône Sandrine Runel (Socialiste) : "Depuis 2019, ce groupuscule détourne le féminisme pour servir une idéologie identitaire, fasciste et xénophobe, fondée sur la haine et l’exclusion", défend la députée qui affirme avoir saisit le ministère de l'Intérieur.
La socialiste reproche au groupuscule de participer à "fragiliser le quotidien des Lyonnais". Elle évoque, notamment l'attaque de manifestations contre les violences faites aux femmes par le collectif dit "féministe" et sa diffusion des messages assimilant migrants et violeurs : "Ces agissements répétés traduisent une stratégie de stigmatisation, d’intimidation et d'incitation à la violence, incompatible avec nos principes républicains", soutient Sandrine Runel.
"Incitation à la violence"
La députée demande ainsi à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, de dissoudre le groupe Némésis, au même titre qu'on déjà été dissous le groupuscule néonazi "Les Zouaves Paris" en 2022, ou l'héritier de Génération identitaire "Les Remparts" en 2024.
Pour rappel, le collectif Némésis manifestait devant Sciences Po Lyon lors de la venue de Rima Hassan le jour où Quentin Deranque a été battu à mort. Le militant nationaliste avait par ailleurs été appelé pour "protéger" les membres du collectif en cas de débordements.
