La marche en hommage à Quentin Deranque s’apprête à s’élancer depuis la place Jean-Jaurès, dans le 7e arrondissement. Entre 2 000 à 3 000 personnes sont attendues, alors que le rassemblement se tiendra sous haute tension en raison de possibles affrontements entre des groupuscules d’ultra-droite et d’ultra-gauche. Suivez notre direct et l’évolution de la situation à Lyon.
16h30 : des slogans "antifas assassins" scandés
De nombreux slogans sont scandés par le cortège, dont "antifas assassins", "LFI complices". Une grande partie des manifestants sont cagoulés et portent des lunettes de soleil pour ne pas être filmés. Dans l'ensemble, les profils sont variés, allant de jeunes d'une vingtaine d'années aux retraités.
16h05 : Le cortège s'élance
Le cortège s'élance avec une heure de retard. Les policiers sont très nombreux sur place pour sécuriser la marche. Environ 2 000 personnes sont présentes.
15h30 : La marche va débuter, plus de 1 500 personnes présentes, dont le collectif Némésis
Plus de 1 500 personnes sont présentes avenue Jean-Jaurès, dont les militantes du collectif identitaire Némésis et l'organisatrice de la marche Aliette Espieux, une militante anti-IVG qui notamment a relayé de nombreuses publications du groupuscule néofasciste national-révolutionnaire Lyon Populaire.

"Ils nous qualifient tous de fascistes, mettent tout le monde "dans les mêmes draps"… c’est un peu facile. Regardez autour de vous les profils. Oui, il y a des nervis cagoulés qui n’ont rien dans la tête et tout dans les muscles. Ils défendent des idéologies qui ne sont pas les miennes, ni elles de la majorité des gens présents à cette marche. Je ne cautionne absolument pas. En face, ceux qui nous traitent de fascistes ne sont ouvert à aucun débat. C'est aussi cela le problème", déclare l'un des manifestant.

14h50 : près d'un millier de personnes présentes
Près d'un millier de personnes sont déjà présentes en marge de la marche organisée en hommage à Quentin Deranque. Des groupuscules d'ultra-droite sont déjà arrivés, leurs membres sont vêtus de noir, de lunettes de soleil ainsi que de brassards pour se distinguer. D'autres se changent en amont, notamment dans la rue ou le métro. La présence des journalistes est toutefois redoutée. "On va gentiment les dégager", a déclaré l'un des militants.


14h10 : Le chapelet a commencé devant 300 fidèles
Le moment de recueillement a débuté devant 300 fidèles. "Je viens dire mon chapelet cet après midi pour incarner une population militante qui vient ici sur la voie du pardon. Cet hommage sera ce qu’on en fera. Nous devons être dans le recueillement ne serait-ce que par respect pour la famille de Quentin", a déclaré Hervé, fidèle, présent ce samedi.
"Nous pouvons résister à la tentation de la colère et de la haine. Nous prions aujourd’hui pour les policiers et pour les juges pour leur travail et qu’il trouvent la juste peine", a ajouté le prêtre en préambule. "Nous prions pour que les juges et les responsables politiques ne soient pas comme Pilate et que justice soit rendue en vérité". Des chapelets ont été distribués.
13h55 : Une trentaine de personnes devant l’église St Georges
Une trentaine de personnes se trouvent devant l'Église Saint-Georges, dans le 5e arrondissement, où doit se tenir un moment de recueillement pour Quentin Deranque. Des policiers de la Compagnie Départementale d'Intervention (CDI) sont sur place. 4 véhicules de police, soit une douzaine de policiers, se trouvent aux abords de l’église et sur le quai Fulchiron.

Dans le quartier de Jean-Macé et sur l'avenue Jean-Jaurès, un important dispositif policer est en place. La marche doit débuter dans un peu plus d'une heure.

13h15 : Le portrait de Quentin affiché sur l'Hôtel de Région
La Région Auvergne-Rhône-Alpes a affiché ce samedi une photo de Quentin Deranque sur sa façade, quelques jours après que le maire de Lyon, Grégory Doucet, a refusé la demande de son adversaire aux municipales, Jean-Michel Aulas, d’afficher le portrait de Quentin sur l’Hotel de Ville.

13 heures : Entre 2 000 à 3 000 personnes attendues
Entre 2 000 à 3 000 personnes, dont 600 militants d’ultra-droite sont attendus ce samedi 21 février pour la marche en hommage au militant nationaliste Quentin Deranque, 23 ans, roué de coups le 12 février en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, et décédé deux jours plus tard.
La marche va débuter à 15 heures depuis la place Jean-Jaurès, dans le 7e arrondissement, avant de rejoindre la rue Pré-Gaudry, la rue Crépet, puis le boulevard Yves Farge, avant d’arriver rue Victor Lagrange. Pour l’heure, ni le maire de Lyon, Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas, ou le candidat Rassemblement national (RN) aux municipales Alexandre Humbert-Dupalais ne seront présents.

Jeudi, Grégory Doucet avait appelé l’Etat à interdire la marche en raison d’un "risque réel de débordements violents". Et d’ajouter : "Il apparaît que, pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence, l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable".
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Emmanuel Macron appelle "tout le monde au calme", aucune interpellation réalisée
Ce samedi matin, le président Emmanuel Macron a appelé "tout le monde au calme", lors de l'ouverture du Salon international de l’Agriculture à Paris. Le chef de l’État a par ailleurs annoncé la tenue d’une réunion avec le gouvernement la semaine prochaine sur "les groupes d’action violente". "Dans la République, aucune violence n'est légitime. Il n'y a que les forces républicaines qui peuvent agir parce qu'elles protègent un ordre républicain. Il n'y a pas de place pour les milices d'où qu'elles viennent", a-t-il ajouté.
Lors d'une rapide conférence de presse ce matin, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a assuré que les autorités avaient "l'habitude de genre ce grands événements", tandis que des arrivées en provenance de Paris, de l'Italie et de Suisse. "On ne tolérera pas des incidents dans la marche, et en marge de cette marche. On est là où doit être l’État et là où doit être la République, dans l’équilibre et dans le respect des personnes", a-t-elle déclaré. "Aucune interpellation" n'a été réalisée dans la nuit de vendredi à samedi.
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Dispositif de sécurité renforcé et périmètre interdit
Un dispositif de sécurité renforcée est déployé par les services de l’État, dont un "engagement à haut niveau des effectifs de la direction interdépartementale de la police nationale du Rhône", et "plusieurs compagnies républicaines de sécurité, dont la CRS 83, des escadrons de gendarmerie mobile, ainsi que de policiers nationaux déployés depuis différents départements de la région".
Plusieurs groupuscules d’extrême droite venus de toute la France sont attendus ce samedi, dont le collectif féministe identitaire Némésis, la Cocarde étudiante, l’Action française, Génération Europe, Patria Albiges, Lotherbund, Ingouvernables Nancy et Jeunes d’Or.
De ce fait, une interdiction de manifestation est également instaurée depuis 11 heures dans un large périmètre à Lyon. Ce dernier comprend toute la Presqu’île, ainsi que les quartiers de Gerland et de la Guillotière. Il sera en vigueur jusqu’à 3 heures, dimanche.
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Affichez le portrait de ce pauvre Quentin militant d’extrême droite sur la façade de l’hôtel de région , fallait oser ! Wauquiez et Pannecouche font tout pour gagner leur entrée au RN et rejoindre l’ami Ciotti ……