Une pétition en ligne, visant à interdire la marche en hommage à Quentin Deranque, a été lancée par le média Lyon Insurrection. Plus de 22 000 signatures ont déjà été recueillies.
La marche en hommage au militant nationaliste Quentin Deranque, tué à Lyon lors d'un affrontement entre un groupe d'ultra-gauche et d'ultra-droite, continue de faire débat.
Alors que la préfecture du Rhône a confirmé la tenue de l'événement prévu samedi 21 février, une pétition en ligne visant à interdire la marche a été lancée par le média d'extrême-gauche Lyon Insurrection : "Nous (...) refusons catégoriquement que notre ville serve de vitrine à une démonstration de force de l’extrême droite radicale", est-il écrit dans la pétition, qui compte déjà plus de 22 000 signatures.
Des nombreux groupes d'extrême-droite attendus
Lyon Insurrection dénonce notamment une "mobilisation idéologique", lors de laquelle "des groupes radicaux venus de toute la France et d’Europe comptent converger vers Lyon." Parmi les groupes attendus, de nombreux groupes d'extrême-droite, tels que Le comité du 9 mai, connu pour son idéologie néonazie, ou encore le groupe d'ultra-droite parisien Les natifs, composé d'anciens membres de Génération identitaire. "Partout où ces cortèges apparaissent, ils laissent derrière eux menaces, agressions, slogans racistes et violences physiques", alertent les auteurs de la pétition.
Face au contexte tendu, la menace à l'ordre public que représente cette marche est également pointée du doigt : "Autoriser ce rassemblement reviendrait à exposer les habitants, commerçants, passants et journalistes à un risque réel de violences et de troubles graves."
Plusieurs élus s'opposent à cette marche
Les auteurs et signataires de la pétition demandent ainsi à la préfecture d'interdire la marche, prévue au départ de la place Jean-Jaurès à 15 h : "Ne pas agir serait laisser s’installer un précédent dangereux, celui d’une extrême droite qui teste sa capacité à occuper la rue, à imposer son agenda par la violence et à banaliser ses idées réactionnaires dans le débat public."
Pour rappel, plusieurs élus, dont le maire de Lyon, Grégory Doucet, s'étaient déjà opposés à cette marche. "Face aux risques avérés de troubles à l’ordre public, à la crainte de la présence de militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers, aux menaces à l’encontre d’élus ainsi qu’aux dégradations de permanences parlementaires, il apparaît que, pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence, l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable", déclarait le maire de Lyon dans un communiqué transmis le 19 février.
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22 000 collabos au moins c’edt clair...vive une bonne guerre pour nettoyer ce pays