Mahdieh Esfandiari
Le procès d’une Iranienne de 39 ans, ancienne étudiante à l’université Lyon 2, s’est ouvert à Paris pour « apologie du terrorisme ».

Une ancienne étudiante iranienne de Lyon 2 jugée pour apologie du terrorisme

Le procès d'une Iranienne de 39 ans, habitant Lyon, s'est ouvert à Paris pour "apologie du terrorisme".

Mahdieh Esfandiari, une traductrice iranienne de 39 ans, comparaît depuis mardi devant le tribunal correctionnel de Paris. Elle devra répondre, jusqu'à vendredi, des actes d'"apologie et provocation en ligne au terrorisme", d'"injures racistes" et d'"association de malfaiteurs".

L’Iran suit attentivement ce procès, ayant publiquement laissé entendre que le sort judiciaire de sa ressortissante pourrait peser sur le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français détenus par Téhéran depuis mai 2022 et libérés en novembre dernier avec toutefois l'interdiction de quitter le territoire.

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Possible agent d'influence de l'Iran

Mahdieh Esfandiari est une Iranienne qui vivait à Lyon depuis son arrivée en France, en 2018. Elle a étudié au sein de l'Université Lyon 2 en sciences du langage et a quitté les bancs de la fac en 2021, a indiqué l'université à Lyon Capitale. Elle avait créé une entreprise de traduction et d'interprétariat.

Cette militante propalestinienne avait été arrêtée à Lyon le 28 février 2025, alors qu'elle avait pour projet de rentrer en Iran. Les faits qui lui sont reprochés ont été commis à Paris et à Lyon de courant 2023 jusqu’au 3 décembre 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et réconciliation du polémiste d'extrême-droite Alain Soral (poursuivi à ses côtés, suspecté d'avoir, lui aussi, propagé de tels propos).

Mahdieh Esfandiari est mise en cause, comme quatre autres prévenus, pour la diffusion d’environ une trentaine de publications à caractère antisémite ou faisant l’éloge des actions du Hamas. Selon le parquet de Paris, ces contenus, également relayés sous forme d’émissions diffusées sur Internet, avaient été signalés pour apologie des attaques perpétrées en Israël le 7 octobre 2023, incitation à des actes de terrorisme et propos injurieux visant la communauté juive.

Le parquet de Paris et son pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) avait alors confié cette enquête, politiquement sensible, à la police judiciaire parisienne.

Soupçonnée d'être un agent d'influence de l'Iran, Mahdieh Esfandiari est une possible monnaie d'échange avec les otages français Cécile Kohler.

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