Depuis vendredi soir, 27 familles, dont 80 enfants, sont hébergées dans une école désaffectée du parc Blandan (7e arr.). La Ville de Lyon annonce ce dimanche les autoriser à rester jusqu’à la fin de la trêve hivernale.
Dans la soirée de vendredi 9 janvier, le collectif Jamais Sans Toit a réquisitionné une école désaffectée située dans le parc Blandan, dans le 7e arrondissement, permettant ainsi d’héberger 27 familles, dont 80 enfants, sans solution de mise à l’abri.
Dans son communiqué, le collectif expliquait n’avoir pas d’autres choix, "faute de solutions proposées par les pouvoirs publics" et demandait à la Ville de Lyon d’abandonner la vente du bâtiment. "Il est incompréhensible pour les Lyonnaises et les Lyonnais que des bâtiments publics restent vides ou soient vendus pendant que des enfants dorment dehors sous des températures négatives. Nous nous engageons à assurer une occupation responsable du site, dans l’attente de solutions pérennes", assurait-il.
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L’État doit "assumer pleinement ses responsabilités"
La Ville de Lyon annonce ce dimanche autoriser les 27 familles occupant les modulaires du parc Blandan à rester jusqu’à la fin de la trêve hivernale, face à "l’absence persistante de solutions d’hébergement d’urgence proposées par l’État". Le site, jusqu’alors exploité en partie par le service archéologique de la Ville, sera soumis à un "strict respect des règles de sécurité", prévient la municipalité, cette dernière souhaitant assurer "une cohabitation sereine, tant avec les 40 agents des services occupant une partie des modulaires qu’avec les usagers du parc".
Dans son communiqué, la Ville de Lyon réaffirme son engagement "pour éviter que des enfants et leurs familles ne se retrouvent à la rue" et rappelle qu’en 2025, "près de 3 millions d’euros ont ainsi été consacrés à l’hébergement d’urgence et à la lutte contre le sans-abrisme, auxquels s’ajoutent 1,4 million d’euros de subventions versées aux associations œuvrant dans ce domaine". Elle demande enfin à l’État d’"assumer pleinement ses responsabilités", tandis que la collectivité a engagé deux recours indemnitaires "afin de faire reconnaître la responsabilité de l’État et obtenir le remboursement des prises en charge assurées par la collectivité", conclut-elle.
La préfecture assure quant à elle que "le problème vient d’une saturation du système d’hébergement d’urgence parce que des personnes ne le quittent pas vers d’autres solutions : 30 % sont accueillis depuis plus de 5 ans" et que l'État finance chaque année "27 000 places d’hébergement (+150 % en 10 ans) dans le Rhône pour 117 M d’euros (+6 %)". Les services de l'État indiquent par ailleurs avoir augmenté de 30 places les deux gymnases réquisitionnés dans le cadre du plan grand froid et prolongé le dispositif.
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