Eric Piolle, maire de Grenoble (Photo by PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Soupçons de favoritisme à Grenoble : Eric Piolle relaxé

Soupçonné dans une affaire de favoritisme pour l’attribution d’un marché public par sa ville, le maire de Grenoble Éric Piolle a été relaxé par la justice ce mardi 25 octobre. 

Près d’un mois après sa comparution devant le tribunal de Valence, aux côtés de six coprévenus, dans une affaire de favoritisme dans l’attribution d’un marché public par sa ville le maire de Grenoble a été relaxé. Selon son avocat, Me Thomas Fourrey, la justice a rendu son délibéré sans motivations, celles-ci seront données aux parties ultérieurement précise l’AFP.

Pas de preuve de favoritisme

De son côté, Éric Piolle s’est contenté d’évoquer l’affaire et cette décision en sa faveur sur le réseau social Twitter : "Relaxe générale dans l'affaire de la Fête des Tuiles. Je tiens à souligner la qualité du débat contradictoire lors du procès. Je suis depuis le début au service de la justice. J'assume mon rôle de maire, chef d'une organisation, mais je reste un justiciable comme tout le monde". Non sans souligner que le procureur avait conclu le procès en déclarant : "M. Piolle est là en tant que chef de l’administration grenobloise, or il a accompli sa tâche de bonne foi. Il n’y a ni manœuvre ni dissimulation. Il n’y a pas le début du commencement d’une preuve de favoritisme de sa part".

Le tribunal correctionnel drômois, où l’affaire avait été dépaysée, jugeait les faits supposés d'octroi d'avantages injustifiés au bénéfice de l'association "Fusées" en lui confiant l'organisation d'une fête populaire à Grenoble en 2015 et 2016. Lors du procès fin septembre, le procureur Laurent de Caigny avait épargné Éric Piolle, estimant qu'il n'y avait pas de certitude "qu'il a manoeuvré" ou "dissimulé". Il n'avait donc pas réclamé de condamnation, sans toutefois demander explicitement sa relaxe. Celle-ci est désormais acquise.

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