Les menaces honteuses contre Claude Puel et sa famille

Le lynchage de l’entraîneur général de l’OL a atteint un nouveau seuil ce week-end. Dans la nuit de vendredi à samedi, des tags insultants ont été inscrits sur les murs de l’enceinte de son domicile, dans le 4ème arrondissement de Lyon. Lui et sa famille étaient notamment visés. Et menacés. Sa femme a porté plainte ce lundi matin.

Que se passe-t-il à Lyon ? D’habitude réputée si calme, la capitale des Gaules s’enflamme désormais pour son OL. L’allumette ? Claude Puel. Depuis son arrivée entre Rhône et Saône, l’ex-coach de Lille cristallise toutes les rancœurs du côté de Gerland. Mais pas que. Banderoles dans la ville, manifestations diverses, chants insultants dans les travées jusqu’à des tags à son domicile. Ou cela va-t-il s’arrêter ?

Les murs de l’enceinte du domicile de Claude Puel ont été "décorés" dans la nuit de vendredi à samedi. "Je te hais, je t’aurai", "Puel, laisse pas traîner ton fils". Onze tags différents ont été constatés sur place. Le samedi soir, à Gerland, banderoles en tous genres et insultes répétées ont dicté les 90 minutes du triste OL-Caen. Du jamais vu. Jean-Michel Aulas, stupéfait après la rencontre, est apparu dépassé par les évènements. Comme s’il ne maîtrisait plus rien. Dans la tourmente, l’Olympique lyonnais a apporté son entier soutien à son coach et "s’élève avec force contre toutes les initiatives agressives, insultantes, et pour certaines menaçantes, intervenues à l’intérieur comme à l’extérieur du stade". De son côté, le technicien rhodanien reste impassible, la tête haute. Sa femme Corinne, accompagnée de son fils Grégoire, a bien assisté à la rencontre, malgré les réticences de son époux. Selon nos informations, ce n'est pas Claude Puel mais bel et bien son épouse qui s'est présentée ce lundi matin au commissariat du 4ème arrondissement, chargé d’élucider cette affaire, pour porter plainte.

Vivement la fin de saison !

Pour l’heure, aucune information n’a filtré sur l’origine de ses messages insultants. Cependant, selon des sources concordantes, il semblerait que les auteurs des faits soient des habitués de Gerland, pleinement conscients de leurs actes. Cette radicalisation du mouvement tend à fragiliser les différentes et répétées manifestations des supporters qui dans leur grande majorité demandent le départ de l'entraîneur général. Mais d’après de nombreux supporters, très peu cautionnent cet extrémisme. "C’est parti en live complet. Des banderoles anti-Puel d’accord, mais tant d’insultes, c’est totalement exagéré. Elles nuisent plus à leur cause qu’autre chose", souffle un abonné du Virage Nord, désespéré par la tournure de la rencontre de samedi soir. A Lyon, il est temps, vraiment temps que la saison se termine. Et que tout le monde retrouve enfin son calme.

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