Etat d'urgence à l'OL

L’invraisemblable fin de match azuréenne de dimanche soir a plongé l’OL dans une nouvelle crise. Pas seulement sportive. La maison brûle et Jean-Michel Aulas, une nouvelle fois, tente d’éteindre tous les départs d’incendie. Jusqu’à quand ?

Relégué à huit points de Lille après le calvaire niçois, Lyon a perdu nombre de ses ambitions sur la Côte d’Azur dimanche. Mais pas que. L’après-match, houleux, a laissé des traces. Dorénavant, la qualification pour la Ligue des Champions redevient l’objectif ultime. L’OL et son président se seraient bien passés d’une nouvelle crise. S’en relèveront-ils cette fois-ci ?

Aulas trahi ?

"J’ai du prendre 20 ans au cours des six derniers mois", déclarait Jean-Michel Aulas fin décembre. Le boss de l’OL n’a pas fini de vieillir… Alors que tout semblait aller mieux, enfin, en ce début 2011, voilà que l’embarcation rhodanienne tangue de nouveau le printemps et le soleil arrivant. Sans signe avant-coureur. Sans explications. Ou plutôt si, en se sabordant toute seule. A croire que pour certains, le titre de champion de France ne doit pas être une motivation nécessaire. Une équipe sans mental, sans envie et sans âme.

Alors comme souvent, le capitaine de l’embarcation tente de sauver ce qui est encore possible. Mais quand l’eau arrive de partout, difficile de combler toutes les brèches. Le président lyonnais ne sait plus sur quel pied danser. Ses déclarations diffèrent d’un média à l’autre, d’un jour à l’autre. Il réagit plus par pulsion que par raison. Logique, vue la situation. Jean-Michel Aulas a tout mis en place pour la réussite de son club. Encore cette saison. Il a sorti le portefeuille, offert un confort de travail inestimable, s’est élevé en bouclier face aux nombreuses critiques, a défendu Puel, Gourcuff et les autres, quitte à se mettre à dos certains supporters. Son exaspération est aujourd’hui légitime, il est victime d’une forme de trahison. A l’image du comportement inadmissible de certains de ses éléments à Nice.

Quel avenir ?

Des joueurs frustrés, un président énervé, un entraîneur abasourdi et dépassé, des supporters dégoutés, dans quel état d’esprit va se présenter l’OL face à Lens ce dimanche ? Cette équipe est-elle encore capable de se révolter ? Dans la ville des Canuts, il serait bon ton d’avoir un minimum d’orgueil. Même au pied du mur, le pessimisme reste de rigueur. Alors que tout candidat au titre ne devrait s’intéresser qu’au match suivant dans un climat serein, l’OL doit déjà régler nombre de chantiers : une défense à la dérive, un coach contesté et constamment sur la sellette, des joueurs soi-disant cadres en retrait, des finances dans le rouge. Même Hugo Lloris, d’ordinaire si calme, n’en peut plus. Et on le comprend… Le risque d’implosion est réel.

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