Philippe Moine

Moine : “Des adversaires incohérents et opportunistes”

Philippe Moine, candidat UMP aux municipales à Vaulx-en-Velin, espérait monter une “grande alliance d’opposition” face à la gauche. Il se retrouve finalement seul et contre deux listes d’union qu’il juge “incohérentes”.

Philippe Moine (UMP, 16,95 % des suffrages au premier tour) a de quoi se sentir lésé. Il est bien le grand perdant des tractations d'entre-deux tours. Ses demandes d'alliance avec Nordine Gasmi (DVG, 10,54 %) et Stéphane Bertin (sans étiquette, 16,83 %) ont toutes deux essuyé un refus. Plus dur encore, le premier s'est allié au maire sortant Bernard Genin (PCF, 26,10 %) et le second s'est laissé convaincre par Hélène Geoffroy (PS, 27,08 %).

Le candidat UMP savait pourtant qu'il avait besoin de fusionner sa liste pour espérer l'emporter dimanche. Une entente avec N. Gasmi n'était certes pas réellement envisagée car, comme il l'a reconnu, "c'est un ancien colistier PS qui paraît davantage lié aux idées de la gauche". En revanche, il comptait assurément sur le candidat Stéphane Bertin.

“Stéphane Bertin a manqué de franchise”

Ensemble, ils auraient travaillé sur "un projet de liste commune" avant le début de la campagne. Leurs convictions politiques étaient, à en croire Philippe Moine, sensiblement proches l'une de l'autre. "C'est un centriste de droite modérée et, quoi qu'il en soit, ni un socialiste ni un homme de gauche", nous atteste-t-il. Au-delà de la proximité politique, le candidat UMP ne comprend pas que Stéphane Bertin "ait pu être autant en contradiction avec ce qu'il a revendiqué par le passé". "Nous n'avons pas coopéré avant le premier tour car il se voulait apolitique et non affilié à un parti institué, explique Philippe Moine. Rejoindre Hélène Geoffroy, candidate déclarée PS et députée socialiste, le décrédibilise donc totalement. Elle, de son côté, accepte de travailler avec un candidat qui n'a pas les mêmes idées."

“Je peux marcher la tête haute à Vaulx-en-Velin”

Le candidat UMP fera donc course seul pour le second tour. Un constat qui ne l'effraie pas, voire le fait croire à la victoire. "Ces ralliements opportunistes entre les deux scrutins ne jouent pas en faveur des autres candidats, espère-t-il. Les électeurs de Stéphane Bertin ne se reconnaîtront pas dans le choix de leur leader. Je peux bénéficier d'un apport de voix en provenance des gens déçus par les alliances car, de mon côté, je n'ai pas oublié mes convictions. Je peux marcher la tête haute à Vaulx."

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