Georges Képénékian
Georges Képénékian
Article payant

Georges Képénékian : "Je crois en la modération”

Georges Képénékian, ancien maire de Lyon, promet d’aller au bout de sa campagne des municipales à Lyon pour proposer une alternative au match Aulas-Doucet qui monopolise l’attention sans “proposer de solutions efficaces”.

Lyon Capitale : Les élections municipales, sondages à l’appui, montrent une polarisation du débat entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas. Vous vouliez incarner une troisième voie entre eux. L’idée de départ vous paraît-elle encore pertinente à trois mois du scrutin ?

Georges Képénékian : J’ai commencé à réfléchir à ma candidature il y a deux ans. Je voulais recréer de la pensée politique lyonnaise, en contrepoint à l’évolution de notre ville sous un exécutif écologiste. De tout temps, Lyon a cherché les convergences pour le bien commun. De Michel Noir à Gérard Collomb, il y a eu une continuité avec des inflexions personnelles sur l’économie ou l’attractivité mais en prenant soin de ne pas décomposer ce qu’avait fait l’équipe précédente. Le discours des écologistes arrivant au pouvoir a heurté. Ils ont voulu marquer un attachement à des lignes idéologiques. On l’a vu avec le Vœu des échevins, le Tour de France ou la patrouille de France lors des cérémonies du 14 juillet. En annonçant qu’il s’agissait du dernier mandat pour le climat, Grégory Doucet a fixé un objectif qui n’est pas celui d’une ville. Je suis attaché à l’écologie mais la question c’est comment arrive-t-on à embarquer les gens ? Grégory Doucet cherche plus à convertir qu’à convaincre. Dans une ville, le radicalisme génère des fractures au lieu de rassembler. Le mandat a créé des fractures entre ceux qui vivent à Lyon contre ceux qui y travaillent, les piétons et les cyclistes, etc. Je ne cherche pas à être le plus petit dénominateur mais à rassembler sans heurter. C’est ce constat qui m’a poussé à me présenter. Aujourd’hui, nous avons effectivement besoin de montrer que le match ne va pas se réduire à un duel entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet. J’ai d’ailleurs peur que la campagne qui s’engage ne réponde pas aux problèmes des Lyonnais. Ils font des annonces sur des problèmes identifiés mais ne proposent pas un cap pour les sept ans à venir. Ils sont atteints de “solutionnite”.

Il vous reste 64 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonné
OU
Abonnez-vous

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut