Le chef lyonnais (d'adoption) Christophe Roure participera au dîner des "Verts de 1976" à la brasserie du stade Geoffroy Guichard.
On connaissait les derby qui font mal aux yeux, voilà désormais le dîner qui risque de faire tiquer les papilles… lyonnaises. Christophe Roure, chef doublement étoilé installé à Lyon depuis 2014, a accepté une mission que peu de Gones auraient osé : prendre les commandes d'un plat de poisson au beau milieu d'un dîner de gala stéphanois.
Le chef lyonnais d'adoption Christophe Roure du restaurant gastronomique Le Neuvième Art (Lyon 6e) participera au dîner des"Verts de 1976" : un dîner organisé à la brasserie du stade Geoffroy Guichard, jeudi 28 mai, pour les supporters de l'ASSE Saint-Etienne. Les bénéfices de cette soirée seront redistribués en faveur des associations "Une Ballade pour Justine & Lou et AFM Téléthon"
Si le chef Christophe Roure est considéré lyonnais d'adoption depuis son installation dans la ville des Lumières en 2014, ce dernier est né à Craponne sur Arzon, en Haute-Loire. Cette soirée ne sera donc pas une trahison mais peut plutôt être considéré comme un retour aux sources.
Oswaldo Piazza, Gérard Janvion, Patrick Revelli...
Le dîner prendra la forme d'une séquence gastronomique, avec, aux fourneaux, les chefs Jacques Marcon, Jean-Jacques Borne, Michel Nave, Mickaël Fils et donc le chef lyonnais d'adoption Christophe Roure. Le menu complet sera dévoilé ultérieurement, mais son orchestration est déjà connue avec une entrée froide signée Jacques Marcon, une entrée chaude réalisée par Cédric Burtin, un plat de poisson imaginé par Christophe Roure, un plat de viande porté par Michel Nave, puis un dessert conçu par Jean-Jacques Borne et Mickaël Fils.
La soirée sera également marquée par la présence de plusieurs légendes des Verts de 1976, parmi elles, Oswaldo Piazza, Gérard Janvion, Patrick Revelli, Christian Sarramagna, Christian Synaeghel, Pierre Repellini, Dominique Bathenay, Jean Castaneda et Christian Lopez.
Et l'animation musicale assurée par le groupe Poto Carré... Ce soir-là du 12 mai 1976, à Glasgow, un poteau carré, et non rond comme la norme l'exige, aurait peut-être changé le destin des Verts en renvoyant dans le filet le tir de Bathenay qui heurta le montant bavarois."
L'épopée des Verts de 1976
Il y a des équipes qui gagnent des titres, et il y a des équipes qui entrent dans la légende. Les Verts de Saint-Étienne appartiennent résolument à la seconde catégorie.
Sous la houlette de l'entraîneur Robert Herbin, l'AS Saint-Étienne de la première moitié des années 1970 rassemble une génération dorée : Curkovic dans les buts, Janvion et Piazza en défense, Bathenay et Larqué au milieu, les frères Revelli en attaque. Une équipe taillée pour dominer la France… et rêver plus grand.
Après un doublé Championnat-Coupe de France en 1975, les Verts se lancent à la conquête de l'Europe. Le 12 mai 1976, à Hampden Park de Glasgow, ils affrontent le Bayern Munich en finale de la Coupe des Clubs Champions. Le match est épique, la France retient son souffle. Mais un but de Roth et, surtout, une barre transversale frappée par Bathenay condamnent les Stéphanois à une défaite cruelle (1-0). Cette barre restera l'une des images les plus douloureuses et les plus mythiques du football français.
L'épopée ne s'arrête pas là. Dès la saison suivante, les Verts sont de retour en finale européenne, cette fois face au Liverpool de Bob Paisley, à Rome. Nouvelle défaite, mais nouvelle démonstration : deux finales consécutives de la plus grande compétition européenne, un exploit qu'aucun club français n'a réalisé depuis.
Cinquante ans après, les noms de Piazza, Janvion, Bathenay ou Revelli font encore frissonner les supporters du Chaudron. Et visiblement, ils font aussi saliver les chefs étoilés.
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