Gaël Meunier est entrepreneur, conférencier et surtout aventurier.
Gaël Meunier est entrepreneur, conférencier et surtout aventurier.

Festival Latitude : "À mon tour, j'ai envie de partager des émotions, des frissons" (vidéo)

Gaël Meunier est entrepreneur, conférencier et surtout aventurier. Il organise à la Bourse du Travail de Lyon, le Latitude Festival, le 10 avril à Lyon, sur le thème de l'aventure.

Gaël Meunier débute en expliquant l'origine de son désir d'aventure : "J'ai fait une école d'ingénieur. Pendant mon école d'ingénieur tous les élèves devaient partir faire des projets pendant 4 mois de l'année. Moi, je n'ai pas eu l'occasion de faire cela parce que je suis passé en alternance. Je me suis dit que je ferai ça après mes études. Je me souviens du jour où je suis arrivé avec deux cartes du monde dans la main, voir mon pote pour lui proposer de faire un tour du monde après les études.

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Finalement on a changé le tour du monde en projet aventure : on est parti d'abord faire Lyon-Istanbul à vélo. Ensuite on a fait du ski nordique et du ski de rando en Suède, un trek entre la Macédoine du Nord, l'Albanie, la Grèce et de la survie. C'est pendant cette expédition que j'ai découvert l'envie d'essayer d'en vivre, de vouloir vivre de ces aventures et donc je me suis donné le défi de partir faire la traversée du Haut-Atlas Marocain à cheval et en ayant comme contrainte de faire un film que j'ai fait par la suite. Puis j'ai continué à faire d'autres expéditions."

Plus de détails dans la vidéo sur le Latitude Festival, les aventures de Gaël Meunier.


Bonjour à tous, bienvenue dans votre émission 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd'hui, on va parler d'aventure, de défis sportifs avec Gaël Meunier qui est entrepreneur, conférencier et surtout aventurier. Il organise à la Bourse du Travail un festival appelé le Latitude Festival, le 10 avril à Lyon, avec des projections de films d'aventure et une conférence. Bonjour Gaël Meunier, merci d'être venu sur votre plateau. Pourquoi avoir lancé ce festival, Latitude Festival ? 

Exactement l'idée du festival c'est avec Alexandre Lintz, un ami, on a cogité un peu ensemble. Lui ça fait 10 ans qu'il bosse dans l'événementiel et moi ça fait 3 ans que je fais des expositions sportives, j'ai fait énormément de festivals avec un documentaire qui a tourné et je me suis dit : à mon tour j'ai envie de partager des émotions, des frissons et inspirer les gens et du coup on a créé ce festival tourné autour de 3 films d'aventure, aventure extrême, aventure humaine et aventure simple et d'une conférence de Pierre Mastalski qui a fait la traversée de l'Atlantique à la rame. 

D'accord donc c'est quand même ambitieux et il y aura des belles histoires à raconter et qu'on va entendre j'imagine. Puisqu'on parle du festival maintenant, il faut réserver ou on peut arriver comme ça en improvisant ? 

On peut nous suivre sur les réseaux sociaux, Latitude Festival, sur le site internet pour prendre ses places. Il faut bien marquer Lyon parce qu'il n'est pas encore très bien référencé. L'idée c'est 19h30-23h30 pour la soirée, il y a un before de 18h à 19h30 avec des stands de restauration et des ambassadeurs qui seront là pour discuter avec tout le public. 

Ok alors juste vous, vous avez un parcours d'aventurier on peut le dire, vous avez fait des expéditions, vous l'avez dit vous-même, d'où vous vient ce désir, cette envie d'aventure, quelle est l'origine ? 

Il y a plusieurs choses, j'ai fait une école d'ingénieur et pendant mon école d'ingénieur tous les élèves doivent partir faire des projets pendant 4 mois de l'année. Moi j'ai pas eu l'occasion de faire ça parce que je suis passé en alternance et je me suis dit que je ferai ça après mes études. Je me souviens du jour où je suis arrivé avec deux cartes du monde dans la main, voir mon pote pour lui proposer de faire un tour du monde après les études. Finalement on a changé le tour du monde en projet aventure : on est parti d'abord faire Lyon Istanbul à vélo. Ensuite on a fait du ski nordique et du ski de rando en Suède, un trek entre la Macédoine du Nord, l'Albanie, la Grèce et de la survie. C'est pendant cette expédition que j'ai découvert l'envie d'essayer d'en vivre, de vouloir vivre de ces aventures et donc je me suis donné le défi de partir faire la traversée du Haut-Atlas Marocain à cheval et en ayant comme contrainte de faire un film que j'ai fait par la suite. Puis j'ai continué à faire d'autres expéditions par la suite. 

D'accord et aujourd'hui vous vivez de ça ? C'est même votre profession ?

Je vis de ça. L'idée c'est que je fais des conférences et des interventions d'entreprise, en milieu scolaire, dans des centres pénitenciers pour pouvoir gagner ma vie. Je continue de faire des expéditions. L'idée c'est qu'aujourd'hui je me suis donné un planning de faire entre deux et quatre conférences par mois et entre deux et quatre mois d'aventures par an . J'essaye d'avoir cette ligne directrice qui me permet à la fois de gagner un peu d'argent, de partir faire de l'expédition et puis de créer tout ça, un monde autour de ça avec le festival, les interventions mais les contenus de l'expédition aussi. 

Ok est-ce qu'il y a une aventure qui vous a peut-être plus marqué dont on peut parler ? Est-ce qu'il y en a une qui est plus importante pour vous, que vous gardez avec plus de cœur dans vos souvenirs ? 

Il y en a une en particulier qui m'a donné envie de vivre de ça. C'est quand on est parti 20 jours dans le Sarek. Le Sarek c'est un grand désert de neige au nord du cercle Arctique Polaire. Il n’y a presque rien là-bas à part de la neige. L'objectif était de vivre pendant 20 jours sans personne, sans rien, avec toute notre matos. On avait préparé 180 sandwichs, on avait préparé un kit  lyophilisé pour le soir et on est parti là-bas pendant cette durée. En fait ce qu’il s'est passé c'est qu'on a eu huit jours de mauvais temps sur les 20 jours de tenue au total. Du coup on a eu huit jours blancs où on n'arrive pas à différencier la neige du ciel, on n'avait qu'une chose à faire toute la journée, c'était marcher. Pendant tout ce temps-là, on a eu le temps de cogiter, d'apprécier l'ennui. Souvent l'ennui c'est connoté péjorativement, pour moi ça a été justement une source d'inspiration. Aussi de me dire qu'on avait un projet et que, tous les trois, on est ressorti avec différents projets et moi notamment l'envie de continuer de faire des aventures. 

D'accord et est-ce que vous vous inscrivez aussi dans une lignée ? Est-ce que vous avez des figures inspirantes ? des gens qui vous ont donné envie de parcourir le monde de cette manière justement avec des contraintes, en ayant des défis ? 

Ouais, tout le monde pourrait parler de Mike Horn et moi c'est le cas aussi. Je lisais ses livres quand j'étais jeune. Ce qui est marrant c'est qu'il y a un moment où je me suis un peu éloigné de lui parce que justement il a eu cette période où il a vachement parlé sur les réseaux et je comprenais pas trop pourquoi il faisait ça. Parce que, par rapport au sens qu'il avait mis avant, ce n’était pas la même chose. J'ai compris par la suite que c'est normal aussi, pour lui, pour vivre, de faire ça. Aujourd'hui il continue les expéditions et quand on part faire des expéditions seul ou en groupe, on est toujours face à soi-même. Il reste authentique même si, maintenant, il y a plein de gens sur les réseaux sociaux qui le suivent. Il a tout ça mais je sens qu'il le met derrière lui. La personne qu'il est reste la même. Du coup, je me suis dit que moi aussi j'ai le droit de partir, de continuer les expés, on a le droit d'être connu, on a le droit de se faire connaître, on a le droit de partager et moi ce que j'ai envie, c'est de partager sur l'audace, sur la résilience, sur l'optimisme, tout ce que j'apprends en expédition pour derrière le retranscrire mais continuer aussi de vivre, de rencontrer les gens. En fait quand on part en aventure, quand on part en solitaire, forcément on se retrouve tout seul et forcément je vais avoir du mal, forcément je vais pleurer, forcément je vais avoir des émotions énormes pendant ces expés. C'est ça aussi que je viens chercher, j'ai envie de me découvrir, j'aime beaucoup découvrir l'humain et je passe par moi aussi pour le découvrir. C'est à dire que j'essaie de tester des choses, de voir que ça peut être difficile et d'avancer avec cela. 

Très bien merci beaucoup Gaël Meunier d'être venu sur notre plateau, c'est déjà la fin des 6 minutes chrono, ça va trop vite 6 minutes. Quant à vous je vous remercie d'avoir suivi cette émission, plus de détails sur le site lyoncapitale.fr, à très bientôt.  

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