Traduit en dix langues, Ian Manook est notamment l’auteur de la trilogie Yeruldelgger (qui se déroule dans les steppes de Mongolie) pour laquelle il a reçu le Grand Prix des lectrices de ELLE et le prix Quais du Polar (en 2014).
C’est un grand voyageur, et c’est de ses expéditions lointaines qu’il tire l’inspiration pour ses romans policiers. Gangnam, son dernier opus, se situe en Corée du Sud. On y suit l’enquête, plus ou moins officieuse, d’un ex-policier mafieux, surnommé Gangnam, après l’enlèvement d’une touriste française qui se révèle être la femme d’un ex-policier français (oui, il y a deux ex-policiers dans l’histoire).
On plonge dans les bas-fonds, les marchés aux poissons, les boîtes, les bouibouis et les quartiers mal famés coréens. Poursuites, bastons et violences en tout genre sont au menu, pimenté, de ce polar qui tient un rythme infernal. Davantage encore quand le kidnapping devient l’enjeu d’une sanglante guerre de gangs autant qu’un règlement de comptes entre différents services de police (apparemment c’est aussi une spécialité là-bas).
D’autant plus que le suicide d’une idole de la pop coréenne se mêle au tableau (ce serait trop long de vous expliquer comment). Ian Manook a l’art de construire des intrigues compliquées où l’on se perd avec un bonheur mêlé d’effroi, sans pouvoir lâcher son bouquin une fois qu’on y est entré. C’est moins cher qu’un billet d’avion pour la Corée du Sud, et on a l’impression d’y être !
Gangnam – Ian Manook, éditions Flammarion, 479 p., 22,50 €.