Animal culte au musée des Confluences. Figurine de lion tenant entre ses pattes un grelot, XXᵉ siècle Chine — Métal, plastique — Don d’Yves Mahot de La Quérantonnais © Musée des Confluences – Olivier Garcin

Les expositions à voir en octobre à Lyon

La sélection de Lyon Capitale dans les galeries et musées lyonnais

Les motifs brodés de Severija Inčirauskaitė-Kriaunevičienė sur bidons rouillés

Le Showroom Galerie 7 (Lyon 2e) expose Severija Inčirauskaitė-Kriaunevičienė, artiste parmi les plus importantes en Lituanie dans l’art textile. Sa technique est celle du point de croix déployée sur divers objets métalliques abandonnés (opercules rouillés de canettes abandonnées, portières de voitures…) pour créer des motifs brodés qui illustrent une pratique non pas décorative mais engagée où elle manie le doux et le dur comme avec ce casque militaire vert sur lequel elle appose des fleurs de champs. Elle dénonce notamment la violence des pouvoirs politiques, les problématiques écologiques ou les relations hommes/femmes. La série Spring is in The Air présentée à Lyon est constituée d’anciens réservoirs de carburant qui témoignent des guerres en Ukraine et en Iran, des tensions dans les pays baltes et de l’enjeu que représente le pétrole à l’échelle mondiale (jusqu’au 17 octobre).


Odonchimeg Davaadorj, In my dream, aquarelle sur papier, 2023 © Odonchimeg Davaadorj

L’exposition Des Faits comme défis réunit à la fondation Bullukian quatorze artistes autour de pratiques et matériaux multiples (sculpture, photo, peinture, céramique, bois, végétal…) dont le point de départ est l’expérience menée par Julia Lorraine Hill, une jeune militante américaine qui resta perchée durant deux ans (1997-1999) sur la cime de Luna, un arbre millénaire menacé de destruction, transformant son corps en un bouclier humain, souffrant de froid et de solitude jusqu’à la victoire finale (La Nuit du Papillon, film de Nadja Anane qui raconte son histoire, sera projeté.) Il est question ici d’appréhender le positionnement des artistes face au désastre écologique actuel et à venir, considérant leur travail comme un engagement pour la défense du vivant autour d’œuvres qui sont à la fois constat et espoir de transformation (jusqu’au 19 décembre).


Statuettes de lions gardiens (femelle et mâle) Fin du 19e siècle - Vietnam - Bois sculpté et doré © Musée des Confluences – Olivier Garcin

Au musée des Confluences, Animal culte invite petits et grands à mieux appréhender les mondes des animaux, ceux qui font partie de notre quotidien, de notre imaginaire ou de contrées lointaines et inconnues. On découvrira, par exemple, la manière dont ils sont reliés aux rituels, religions et cultures de pays, comment ils redessinent certains territoires selon leurs déplacements et pratiques vitales, également comment ils ont été utilisés par l’homme pour l’aider dans le travail notamment lors de la production agricole intensive et de la révolution industrielle des XVIIIe et XIXe siècles. Ludique et coloré, avec 330 objets ethnographiques et spécimens d’histoire naturelle venus des cinq continents et des œuvres d’art, le parcours est annoncé comme “une réflexion sur le rapport que l’homme entretient avec les espèces animales selon qu’il s’agisse d’élevage, de conservation de la faune sauvage ou de préoccupations plus sociales et politiques” (du 16 octobre au 15 août 2027).

Alexandre Maë, artiste kirigamiste

Événement incontournable de la rentrée, Lyon Art Paper est un salon consacré au dessin contemporain et œuvres sur papier, à la croisée des disciplines : dessin, gravure, collage, papier découpé, installation, abstraction, figuration ou pratiques hybrides. Cette nouvelle édition accueille soixante-dix-sept artistes qui abordent pour beaucoup les questions environnementales, le rapport au vivant et les représentations du monde naturel, avec lesquels le public peut échanger dans une ambiance chaleureuse autour d’œuvres aux prix abordables. L’invité d’honneur est Philippe Louisgrand, illustrateur et peintre, reconnu particulièrement pour son talent de dessinateur qu’il met au service de représentations épurées et poétiques d’objets du quotidien comme d’animaux (du 7 au 11 octobre).

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