Blocage du lycée Edouard Herriot à Lyon ce jeudi 1er octobre. (@CL)

Blocages des lycées dans le Rhône : 15 blessés et 38 interpellations ce jeudi

Le mouvement de protestation des lycéens se poursuit ce jeudi 1er octobre au troisième jour de la mobilisation. Suivez en direct l'évolution de la situation à Lyon et dans le Rhône.

19 heures : fin du live

18h50 : quel bilan ? 

Selon le dernier bilan des services de l’État, 32 lycées et 8 collèges ont fait l’objet ce jeudi de rassemblements dans le Rhône. Des feux de poubelles, des dégradations de biens publics, des tirs de mortiers et des jets de projectiles, visant la police, ont été constatés. Au total, 38 personnes ont été interpellées et 15 ont été blessées. Parmi elles, on dénombre 13 policiers. 

Le rectorat et les services académiques maintiennent "un lien étroit" avec les personnels des établissements concernés par les rassemblements "afin de les accompagner et de veiller à la protection des élèves et des équipes." Le préfet du Rhône, Etienne Guyot, et la rectrice, Anne Bisani-Faure, "condamnent avec la plus grande fermeté les faits de violence observés » et « renouvellent leur soutien aux équipes éducatives et aux forces de l’ordre qui restent pleinement mobilisées, ensemble, afin que enseignants, lycéens et collégiens puissent accéder à leurs établissements et que les cours puissent se dérouler dans les meilleures conditions."

Et de conclure : "Ils rappellent l’importance du dialogue dans un cadre institutionnel et appellent au calme."

18h40 : les dégâts estimés "entre 25 et 30 millions d’euros" en Auvergne-Rhône-Alpes

Alors que la Région Auvergne-Rhône-Alpes estimait hier les dégâts causés dans les lycées autour de 200 000 euros, le conseiller spécial, Laurent Wauquiez fait un nouvel bilan ce jeudi soir. "Ce sont des dégradations colossales : dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, on estime leur coût entre 25 et 30 millions d’euros", a-t-il déclaré, comme le rapportent nos confrères de France 3.

Toujours selon Laurent Wauquiez, 180 incidents ont été comptabilisés sur le territoire depuis trois jours et 90 établissements ont été touchés par des blocus. "Les casseurs devront payer ! Nous préparons le dépôt de 400 plaintes que l'on va répertorier et documenter avec les menaces portées contre les agents. Il est hors de question que l'ensemble des élèves et des familles payent", a-t-il encore précisé, accusant par ailleurs La France insoumise d’être responsable d'"une instrumentalisation évidente qui a transformé un mouvement lycéen en scène de guérilla et d'émeute urbaine."

17h10 : 85 personnes interpellées depuis mardi, plusieurs gardes à vue en cours

Le parquet de Lyon indique que 85 personnes, principalement mineurs, suspectées d’avoir participé aux dégradations en marge des rassemblements devant les lycées, ont été interpellées et placées en garde à vue depuis mardi 29 septembre.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour des faits de "violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique", "dégradations et dégradations par moyen dangereux du bien d’autrui", "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens lors de manifestation sur la voie publique."

Au terme des investigations, sept mineurs ont été déférés devant le juge des enfants et un majeur a été déféré selon la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, 11 mineurs et un majeur ont été poursuivis aux fins de comparaître ultérieurement devant la juridiction de jugement et 33 personnes (32 mineurs et un majeur) ont fait l’objet d’une mesure alternative aux poursuites. 12 procédures ont par ailleurs donné suite à un classement sans suite à l’issue d’investigations "qui n’ont pas permis de caractériser suffisamment les infractions dont les personnes interpellées étaient suspectées", précise le parquet de Lyon.

Plusieurs gardes à vue sont toujours en cours.

16h20 : Grégory Doucet interrompt son déplacement à Paris 

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a interrompu son voyage à Paris à l’occasion des dix ans de France Urbaine. Depuis ce jeudi matin, l’édile est "en lien direct" avec le préfet du Rhône, Etienne Guyot, le Rectorat de Lyon, les élus d’arrondissements et ses adjoints, mobilisés sur le terrain, indiquent les services de la Ville. 

16 heures : le trafic ferroviaire interrompu entre Lyon et Grenoble en raison de la présence de manifestants sur les voies 

Depuis 16 heures environ, le trafic ferroviaire est totalement interrompu entre Lyon et Grenoble. La SNCF évoque une occupation des voies par des manifestants au niveau de Voiron. Une intervention des forces de l’ordre est en cours. 

15h10 : Véronique Sarselli condamne, la gauche soutient mais appelle au calme

À 15 heures, la préfecture du Rhône indique que 41 établissements ont été concernés par les mouvements. 38 personnes ont, pour l'heure, été interpellées.

Sur ses réseaux sociaux, la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, condamne "fermement les incidents en cours en marge des blocages des lycées" et assure que les services de la collectivité sont "pleinement mobilisés pour rétablir au plus vite leurs conditions normales d’intervention et le bon fonctionnement du service public." Véronique Sarselli adresse enfin son "plein soutien" aux directeurs d’établissement, aux agents, aux forces de l’ordre et aux élus "qui œuvrent courageusement sur le terrain dans des conditions parfois dramatiques." "Les casseurs doivent payer", martèle la présidente de la Métropole de Lyon.

À gauche, les réactions sont aussi nombreuses. Le sénateur écologiste Thomas Dossus déplore une "doctrine de maintien de l’ordre totalement inadaptée qui a favorisé l’escalade" et plaide pour "une phase de désescalade urgente par le dialogue avec les lycéens et les étudiants." La députée écologiste du Rhône Marie-Charlotte Garin apporte, elle, "tout (son) soutien" aux lycéens, mais assure que "la violence n’est pas une réponse."

Hier, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a lui aussi appelé à la désescalade et estime que les "aspirations et revendications" des lycéens "doivent être entendues".

15 heures : la FSU de l’académie de Lyon apporte son soutien aux lycéens

Dans un communiqué diffusé en début d’après-midi, la Fédération syndicale unitaire (FSU) de l’académie de Lyon apporte "pleinement" son soutien aux revendications exprimées par les lycéens "qui confirment l’état alarmant dans lequel se trouve aujourd’hui l’Éducation nationale, comme nous ne cessons de le dénoncer."

Par ailleurs, les organisations syndicales (SNES-FSU, le SNEP- FSU et le SNUEP- FSU) dénoncent "fermement les interventions violentes, sans discernement, de la police devant plusieurs établissements, qui ont parfois conduit des élèves en garde à vue", mais aussi "les violences d’où qu’elles viennent contre les personnels et les élèves." Elles apportent également leur soutien aux personnels qui ont été blessés ces derniers jours.

Si elles concèdent que la situation peut amener à une fermeture "ponctuelle" des établissements, "la règle doit rester l’accueil des élèves", poursuivent-elles. Et de conclure : "L’enseignement en distanciel n'est qu'une solution temporaire et exceptionnelle car il augmente les inégalités entre les élèves. Nous demandons à ce que les élèves puissent avoir accès à des espaces d’expression et de formulation de revendications au sein des établissements."

12h30 : 34 personnes interpellées, des drones bientôt déployés ?

A 12h30, la préfecture du Rhône évoque 40 établissements concernés depuis ce matin par les mouvements. Les forces de l'ordre ont interpellées au total 34 personnes tandis que 15 blessés légers sont à déplorer, dont 13 policiers.

En raison des rassemblements et des débordements observés autours des lycées, la préfecture du Rhône pourrait par ailleurs être amenée à autoriser aujourd'hui la police nationale à utiliser une caméra installée sur un drone aux abords des établissements concernés en application de l'article L242-5 du code de la sécurité intérieure. Ni son, ni reconnaissance faciale, ni images de l'intérieur des domiciles ne sera capté. 

12h20 : L'UNI Lyon veut sanctionner les étudiants impliqués

Dans un communiqué de presse, l’UNI Lyon demande au Crous de sanctionner les étudiants impliqués dans des blocages, dégradations ou violences au sein des établissements d’enseignement supérieur. Le syndicat étudiant réclame notamment la suspension, puis le retrait définitif, des bourses et aides d’urgence en cas "d’implication avérée" ou de poursuites. Il souhaite également permettre la résiliation du logement en résidence universitaire des étudiants concernés. L’UNI demande enfin au Crous de déposer systématiquement plainte en cas de dégradations et de réclamer aux auteurs le remboursement des frais de remise en état.

12h05 : plusieurs lignes de bus et tramway perturbées 

En raison des manifestations en cours plusieurs lignes de bus et de tramways sont impactées autour de Lyon.

Le tramway T4 circule de IUT Feyssine à Archives Departementales puis de Gare de Vénissieux à Hôp. Feyzin Vénissieux. Les stations de Manufacture Montluc à La Borelle ne sont plus desservies dans les deux sens de circulation. La reprise de la circulation est estimée à 13 heures. Le tramway T2 circule uniquement de Saint-Priest Bel Air à Villon. Les stations de Hôtel Région Montrochet à Jet d'Eau - M. France ne sont plus desservies. La reprise de la circulation est estimée à 13 heures. Le tramway T1 circule de Debourg à Place des Archives puis de Quai Claude Bernard à IUT Feyssine. La station Perrache n'est plus desservie. La reprise de la circulation est estimée à 13 heures. La ligne TB11 ne dessert plus les arrêts de Grandclément à Bon Coin - Médipôle. La reprise de la circulation est estimée à 17 heures. De nombreuses lignes de bus sont également perturbées, c’est le cas du C2, C5, C6, C10, C12, C13, C14, C16 et C17. 

Plus d'informations sur le site de TCL.

11h22 : Du gaz lacrymogène en plein cœur de Lyon

Dans le 6e arrondissement de Lyon, les CRS ont fait usage de gaz lacrymogène suite à des jets de projectiles. Les lycéens et quelques casseurs sont rassemblés à la station Foch.

11h20 : la CGT apporte son soutien au mouvement

La CGT Éduc’action 69 apporte son soutien au mouvement lycéen qui touche depuis plusieurs jours plusieurs établissements de l’agglomération lyonnaise. Le syndicat estime que les élèves expriment une colère liée à la dégradation de leurs conditions d’apprentissage, au manque de moyens humains ou encore à l’état de certains locaux. Tout en condamnant "sans réserve toutes les violences et mises en danger des personnels et des élèves", la CGT dénonce une "répression policière féroce", notamment à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne. Elle réclame l’arrêt des "violences policières", la libération des élèves placés en garde à vue et davantage de moyens pour l’Éducation nationale.

11 heures : 36 établissements bloqués, 17 individus interpellés

À 11 heures, les services de l'État indiquent que 36 établissements sont concernés par des blocus. 17 personnes ont été interpellées et trois ont été légèrement blessées. Elles ont été prises en charge. Le lycée Juliette Récamier, dans le 2e arrondissement, a été le théâtre d'un léger incendie. Dépêchés sur place, les pompiers ont rapidement maitrisé les flammes.

Lycée Juliette Récamier bloqué par les lycéens (Amaury Perrin)
Lycée Juliette Récamier bloqué par les lycéens (Amaury Perrin)

Dans le 6e arrondissement, la police quadrille toujours l'avenue Maréchal Foch. Selon plusieurs élèves, certains éléments perturbateurs viendraient des lycées La Martinière Diderot (1er arr.), où des affrontements ont eu lieu hier, et Ampère (2e arr.).

10h50 : Une interpellation au lycée Edouard Herriot de Lyon

Des heurts sont en cours au lycée Edouard Herriot, dans le 6e arrondissement de Lyon. Une personne vient d'être interpellée tandis que le groupe se déplace sur l'avenue Maréchal Foch.

Blocage du lycée Edouard Herriot à Lyon ce jeudi 1er octobre. (@CL)

10h30 : 10 interpellations dans la matinée

Au total, 10 personnes ont été interpellées ce jeudi matin à Lyon et dans le Rhône. 8 l'ont été en zone police et 2 en zone gendarmerie. Trois personnes ont été légèrement blessées dont un CRS.

9h44 : des tirs de moriters à Lyon

Des tirs de mortiers ont été constatés devant le lycée Colbert, dans le 8e arrondissement de Lyon. Le dispositif de sécurité y a été renforcé.

9h20 : cinq individus interpellés

Cinq personnes ont été interpellées ce jeudi matin dans le cadre des différents rassemblements en cours dans la métropole de Lyon et le Rhône, fait savoir la préfecture. Une personne a été interpellé au lycée Colbert (Lyon 8), une autre au lycée Frédéric Fays (Villeurbanne), une autre au lycée Sully (Décines), une autre au lycée Gustave Eiffel (Brignais) et enfin une dernière au lycée Ella Fitzgerald (Saint-Romain-en-Gal).

9h : La Métropole de Lyon va déposer plainte

Dans un communiqué de presse envoyé mercredi soir, la Métropole de Lyon est revenue sur les dégradations commises en marge du mouvement lycéen cette semaine. "Les incidents survenus ces derniers jours lors des mobilisations lycéennes ont entraîné des dégradations sur l’espace public dans plusieurs arrondissements de Lyon et sur différentes communes de la Métropole, touchant notamment la voirie et différents équipements de la collectivité" explique la Métropole. Avant de poursuivre : "Les dégradations relevant directement du patrimoine de la Métropole de Lyon font actuellement l’objet de dépôts de plainte. Les délégataires concernés engageront également les démarches nécessaires pour les mobiliers urbains dont ils ont la responsabilité."

Si la Région Auvergne-Rhône-Alpes avait annoncé mercredi vouloir faire payer les casseurs, la collectivité présidée par Véronique Sarselli menace, elle, de sanctionner financièrement les fauteurs de trouble : "Par ailleurs, pour toute personne qui serait condamnée pour ces dégradations et qui bénéficierait d’un dispositif d’aide relevant de sa compétence, la Métropole de Lyon examinera, dans le strict cadre légal, les conséquences sur le maintien de cette aide."

"La Métropole de Lyon condamne avec fermeté ces actes de vandalisme et restera pleinement mobilisée pour rétablir au plus vite les conditions normales d’intervention de ses agents et de fonctionnement de l’espace public" conclut-elle.

8h50 : Incendie au lycée Lumière à Lyon

La façade de le lycée Lumière, dans le 8e arrondissement de Lyon, a été incendiée ce jeudi matin. Les pompiers sont intervenus pour prendre en charge le sinistre.

8h40 : un collégien blessé à Lyon

Un collégien a été légèrement blessé devant le collège Schoelcher, dans le 9e arrondissement. Il a été pris en charge par les secours.

"Les forces de l'ordre interviennent ponctuellement pour faire cesser les actes de violences et de dégradation et pour libérer les accès quand il y a tentative de blocage" explique la préfecture du Rhône.

A lire aussi : Lyon : une matinée sous haute tension au lycée La Martinière Diderot

8h25 : des tirs de mortiers devant plusieurs lycées

Des tirs de mortiers ont été constaté ce matin devant plusieurs lycée de la métropole de Lyon et du Rhône. Le lycée Aragon de Givors est concerné, tout comme le lycée Beltrame à Meyzieu, le lycée Gustave Eiffel à Brignais ou encore les collèges Jean Jaurès à Villeurbanne et Barbusse à Vaulx-en-Velin.

A Lyon, des heurts ont également éclaté devant le collège Schoelcher, dans le 9e arrondissement.

8h18 : 27 établissements concernés ce jeudi

Pour ce troisième jour de mobilisation, le mouvement ne faiblit pas dans le Rhône et la Métropole de Lyon. Ce jeudi matin, 27 établissements sont concernés par des tentatives de blocages, dont 5 collèges. Les premiers rassemblements ont eu lieu un peu avant 7h ce matin.

Depuis le début du mouvement, 75 personnes ont été interpellées et 15 blessées dans le Rhône.

A lire aussi : Lyon : le lycée Saint-Exupéry fermé ce jeudi après les affrontements survenus avec les élèves

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