Les expos à ne pas manquer en janvier dans les galeries et les musées lyonnais
Avec Yves Saint Laurent – Du crayon à la couture, la galerie MC2M rend un vibrant hommage à cette figure mondiale de la mode à travers le dessin et le croquis qui sont au cœur de son processus créatif, des portraits inédits réalisés par le célèbre photographe de mode Jeanloup Sieff et des silhouettes emblématiques.

La sélection de dessins originaux nous fait découvrir la finesse du trait des croquis de Saint Laurent et démontre que le dessin, avec les gestes qui accompagnent sa réalisation, préfigure d’une manière éloquente ce qui sera une œuvre à l’élégance intemporelle (jusqu’au 22 janvier).

Jeune artiste qui investit les 1 200 m2 de l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne et les vitrines du métro Part-Dieu, Josèfa Ntjam nous embarque dans une dérive sensorielle et politique intitulée Intrications où elle fabrique des fictions en entremêlant de manière remarquable différentes matières et techniques – photomontage, mots, collage, sculptures, jeux vidéo, intelligence artificielle, sable, métal, chants – pour déconstruire les discours dominants sur les notions d’origine, d’identité et de race et inventer de nouveaux mondes où l’organique et le végétal sont source de poésie et de créativité (jusqu’au 11 janvier).

La galerie l’Attrape-couleurs propose une déambulation dans l’univers coloré et végétal de Cécilia Philippe qui mène un travail sur le jardin occidental, le considérant comme un espace de domination de la nature, de spiritualité et de création avec une prédilection pour les désordres calculés du jardin à l’anglaise. Elle puise son inspiration en arpentant et observant les forêts, campagnes et jardins pour ensuite creuser des variations autour de la lumière captée selon les saisons. Les Arpents du Paradis est constituée d’une série de gouaches sur papier posées sur une structure en bois qui évoque le treillage, transformée en un jardin que l’artiste aura créé elle-même (jusqu’au 7 février).

Dans son Cabinet de curiosités, la galerie Valérie-Eymeric invite six artistes contemporains autour du bleu, symbole ici de plénitude et de leur rapport au monde. Ainsi, Yann Bagot déploie sur le papier des vibrations à l’encre de chine traduisant l’immersion de son propre corps dans l’environnement comme sa fascination pour l’eau. Venue à la sculpture par le modelage, Awena Cozannet imbrique les matières – écheveaux de laine, cordes, sangles synthétiques, ossatures en métal – pour créer des œuvres en torsion accrochées sur des cimaises qui évoquent les remous de la mer comme ceux de l’âme tandis que Laurence Nicola, à la manière d’une naturaliste, transfère sur des plaques de mica les images de microplastiques délavés et digérés par la mer pour les transformer en paysages déliquescents et harmonieux (Bleu désir, jusqu’au 24 janvier).

Georges Képénékian : "Je crois en la modération”