Wind Fischer cherche à lever 1,5 million d’euros auprès du grand public

L’entreprise iséroise qui conçoit des cerfs-volants de puissance pour capter l’énergie du vent et la transformer en électricité va entrer, dans les prochains jours, dans la deuxième phase de sa levée de fonds.

Wind Fischer a vu le jour il y a six ans à l’initiative de deux hommes : Garett Smith, ingénieur chez Airbus depuis vingt ans, et Armand Tardella, doctorant en physique à l’École normale supérieure et passé par Polytechnique. Ils ont ensuite été rejoints par Stéphane Vidaillet, un « late co-founder » qui avait investi dans leur projet et qui a fini par rejoindre la direction de Wind Fischer.

Leur projet consiste à utiliser l’énergie du vent en très haute altitude, à partir de 300 mètres, afin de profiter d’un vent deux fois plus puissant et plus régulier que celui que brassent les éoliennes au sol. Grâce à leur aile cylindrique gonflée à l’hélium, un gaz plus léger que l’air, ils utilisent l’effet Magnus* pour transformer la force du vent en une force perpendiculaire. Tout cela permet de créer une traction au sol grâce à un treuil qui produit de l’énergie électrique.

L'effet Magnus est un phénomène aérodynamique qui explique la déviation que subit un objet en rotation se déplaçant dans un fluide. Il peut être utilisé comme moyen de propulsion.

Leur innovation présente deux grands avantages. D’abord, celui de produire de l’énergie électrique à très bas coût, jusqu’à six fois moins cher que le nucléaire pour produire un kilowattheure. Ensuite, celui d’avoir une empreinte écologique très faible, puisqu’ils utilisent trente fois moins de matières qu’une éolienne classique. Dans le monde, seule une dizaine de sociétés se concentrent sur les éoliennes de haute altitude, mais Wind Fischer est la première à avoir réalisé un vol stabilisé entièrement automatisé. Une prouesse qui leur a permis d’être déjà en contact avec des acteurs de l’IA et des centres de données aux États-Unis ainsi qu’au Moyen-Orient.

Les trois codirigeants de l’entreprise iséroise ont déjà levé 1,2 million d’euros sur les trois millions prévus. Un fonds d’investissement néerlandais a été particulièrement intéressé et a donc investi dans leur projet. La seconde partie de la levée de fonds, ouverte au public dans la semaine, doit leur permettre de commercialiser un produit de 25 mètres de long d’ici 18 mois, puis un second de 80 mètres d’ici 30 mois. De quoi donner le vertige à nos lecteurs.

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