Image d’illustration – Intervention de la police à Lyon / (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

Vénissieux : le récit détaillé du contrôle de police qui a viré au drame

Dans la nuit de jeudi 18 à vendredi 19 août, un contrôle de police a tourné au drame à Vénissieux, au sud de Lyon. Les policiers ont ouvert le feu sur une voiture qui refusait d'obtempérer. Le passager du véhicule a été tué tandis que le conducteur est toujours entre la vie et la mort. Récit.

Il est tout juste 00h05, dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 août lorsque quatre policiers de patrouille de nuit repèrent une voiture volée, stationnée sur le parking Carrefour de Vénissieux, sur la bordure du boulevard périphérique de Lyon. Les forces de l'ordre s'apprêtent à contrôler le véhicule, lorsque le conducteur enclenche une marche arrière, puis une marche avant, et percute l'un des policiers qui tentait de le contrôler. Ce dernier est alors projeté sur le capot-avant du véhicule, rapporte le parquet de Lyon.

La voiture ne s'est pas tout de suite arrêtée

Face à la situation, deux fonctionnaires de police, dont celui sur le capot, font usage de leur arme de service, alors même que le véhicule poursuivait sa progression.

Il faut se rendre une centaine de mètres plus loin pour que la voiture finisse enfin sa course. Toujours selon le parquet de Lyon, les policiers "découvraient dans l’habitacle du véhicule deux hommes très grièvement blessés et leurs prodiguaient les premiers secours". Les pompiers, rapidement sur place, ne pouvaient que constater le décès du passager. De son côté, le conducteur était transporté à l'hôpital en urgence absolue, et serait en "état de mort cérébrale", rapporte le Progrès.

Le policier projeté sur le capot de la voiture a été emmené à l'hôpital pour examen, lui qui a été légèrement blessé aux jambes.

Lire aussi : Près de Lyon : un mort et un blessé grave après un refus d'obtempérer lors d'un contrôle routier, deux policiers en garde à vue

Deux enquêtes ouvertes

Pour comprendre les circonstances exactes de ce drame, le parquet de Lyon s'est rendu sur place et a ouvert deux enquêtes. La première pour "pour recel de vol, refus d’obtempérer aggravé et violences avec arme sur agents de la force publique confiée à la DDSP". La seconde a été confiée à l'IGPN, la police des polices pour "pour violences avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner". 

Comme le veut la procédure, les deux fonctionnaires ayant fait usage de leurs armes sont actuellement entendus en garde à vue par l'Inspection Générale de la Police Nationale.

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