Image d’illustration.

Un pipeline d'hydrogène entre Pierre-Bénite et Saint-Fons en 2025

La région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) et la Compagnie nationale du Rhône (CNR) annoncent la construction pour 2025 d'un kilomètre de pipeline hydrogène entre le barrage de Pierre-Bénite et la vallée de la chimie à Saint-Fons.

Le président de la région AURA, Laurent Wauquiez (LR), avec la directrice de la CNR, Laurence Borie-Bancel, ont annoncé ce lundi 17 octobre la future construction d'un kilomètre de pipeline à hydrogène entre le barrage de Pierre-Bénite et la vallée de la chimie à Saint-Fons. Le budget n'a pas été communiqué, faisant toujours l'objet de négociations dans le cadre des discussions du plan Etat-Région

L'idée serait d'installer un électrolyseur capable de produire de l'hydrogène grâce à l'eau du Rhône sur le barrage de Pierre-Bénite. L'électrolyseur devrait produire 20MW, "soit 8 t d'hydrogène par jour dès sa mise en fonctionnement" selon  Laurence Borie-Bancel. Ensuite, l'hydrogène serait envoyé vers le site industriel de Symbio, principal client de ce pipeline. Il s'agira ainsi exclusivement "d'hydrogène vert", soit non polluant. Symbio aurait besoin d'hydrogène pour tester ses produits ainsi que pour alimenter son site industriel en électricité.

Symbio, premier client du pipe

Pour mémoire, Symbio est un constructeur de piles à hydrogène qui peuvent alimenter les moteurs des voitures électriques. L'entreprise annonce vouloir produire 200 000 piles par an à l'horizon 2030 et fournir à Stellantis (PSA et Fiat Chrysler réunis) jusqu'à 10 000 véhicules à l'hydrogène par an. En attendant, la nouvelle usine de Saint-Fons ouvrira en 2023 et devrait sortir de l'usine à son ouverture 50 000 piles à hydrogène.

"80% des acteurs de l’hydrogène en France sont dans notre région" se félicite Laurent Wauquiez (LR) avant d'ajouter : "On s’attend à la création de 150 000 emplois en France d'ici 2030 sur ce secteur. Nous voulons qu’ils soient dans notre région". Le président de la région annonce ainsi son ambition de fournir d'autres entreprises de la vallée de la chimie dans une logique de "décarbonation de l'industrie".

/Schéma présenté par la région AURA.

Alimenter une station-service

D'autre part, le pipeline alimentera aussi une station service pour alimenter les véhicules roulant à l'hydrogène (bus, cars...). Une borne devrait aussi être ajoutée près du port de Lyon à destination des bateaux.

La conférence de presse de la Région a aussi été l'occasion de parler d'un projet d'ampleur international : raccorder plusieurs territoires par un pipeline encore plus grand, notamment pour relier l'Allemagne à Fos-sur-Mer (13), en passant par le Lyonnais. Catherine Brun, Secrétaire générale de GRTGaz, explique : "Un tel réseau ouvert répond à trois types de besoins : la compétitivité des entreprises fournies, la sécurité d'approvisionnement, et la flexibilité au réseau de transport électrique".

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