Dans ce troisième épisode, BLeJ salue la mémoire d’Hugo Chavez, président vénézuélien mort des suites d’un cancer, hier mardi 5 mars, à l'âge de 58 ans. “Nous avons reçu l'information la plus dure et la plus tragique que nous pouvions annoncer à tous nos amis journalistes et plus largement à tous les opprimés dans le monde. A 16h25 [21h55, heure de Paris], aujourd'hui 5 mars, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias”, a déclaré BLeJ en se filmant sur son blog, au bord des larmes. Peu après cette annonce, il a solennellement demandé aux instances professionnelles de la profession de décréter sept jours – rétribués – de deuil dans toutes les rédactions de France. Lyon Capitale tient à le préciser pour les esprits chagrins (oui oui, il y en a) : ce n’est pas de l’info, c’est du second – voire du troisième – degré. Quoique... ¡ Tchapô Chavez !
Suite à cette nouvelle tragiquement tragique pour tous les humanistes de la planète, j’ai reçu une quantité ahurissante de messages de camarades sur mon blog, comme autant de témoignages tragiquement poignants. Ainsi, je vous livre celui d'El Toro, qui résume bien la tonalité générale : “Chavez était un grand homme, grand défenseur des pauvres et des humiliés, il est normal que tous les journaux néofascistes à la solde de l’oligarchie mondialiste éructent des diatribes contre Chavez.
Vous êtes, les merdias occidentaux, sous domination économique de grands trusts qui font leur travail de propagande fasciste.
Chavez était le plus grand démocrate du monde, seul pays à posséder un référendum révocatoire.
Arrêtez d’éructer des saloperies, c’est indigne, vous n’êtes que des agents de la CIA.” ¡Tchapô Chavez!
Les hommages sur Twitter
Trois démocrates français se sont également signalés sur Twitter. Le camarade Jean-Luc (656 RETWEETS 122 FAVORIS) fut le premier à dégainer, quelques secondes après la mort du grand homme : “Ce qu’il est ne meurt jamais.” C’est beau comme du James Bond. Tout de suite après, c’est la camarade de la Justice, Christiane Taubira, qui lui a emboîté le twit (585 RETWEETS 82 FAVORIS) : “Amitié et respect au peuple du #Venezuela qui dit son cœur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions. #Chavez.” Du James Bond encore, tendance On ne vit que deux fois. Enfin, Florian Philippot a conclu la série sur Twitter (53 RETWEETS 13 FAVORIS) : “#Chavez c'était d'abord une volonté, un courage, à l'intérieur comme à l'extérieur de son pays.” 007 toujours, tendance Golden Eye, mais là ça ne compte pas vraiment, car au Front, même si on n’aime pas trop les Yankees, on est à Facholand. ¡ Tchapô Chavez !
Une source intarissable d’inspiration
J’ai moi-même effectué plusieurs voyages de presse au Venezuela avec le camarade Jean-Luc et je suis bien d’accord, il existe “beaucoup de préjugés sur Chavez en Europe”. Je suis d’accord aussi pour affirmer avec lui, haut et fort, que la révolution bolivarienne est une source intarissable d’inspiration pour nous tous, journalistes, politiques ou simples citoyens. Pourfendeur magnifique de l'impérialisme yankee, même si, c’est vrai, il n'a jamais cessé de livrer des barils de pétrole aux États-Unis, Hugo Chavez était l’héritier du Che (le vrai, hein, pas Jacques Chirac) et de Fidel Castro. S’il n’a pas réussi à endiguer la pauvreté, il n’a cependant cessé de défendre dans ses beaux discours aux métaphores base-ballesques, la veuve et l’orphelin, et leur a redonné une vraie dignité vraie. C’est déjà ça non ? Qui peut en dire autant ? ¡ Tchapô Chavez !
L’ami des chefs d’État opprimés
Fervent catholique, notre commandant président n’a jamais eu peur non plus de manier le paradoxe, la batte et le goupillon, et de prendre fait et cause pour les chefs d’État opprimés. On l’oublie trop souvent, mais, mystère insondable de la foi, Hugo Chavez n’a pas hésité à prendre régulièrement la défense des dirigeants injustement combattus par tous les salauds d’impérialistes, tels que le gentil Libyen Mouammar Kadhafi, le gentil Syrien Bachar Al-Assad ou le gentil Iranien Mahmoud Ahmadinejad. Et ça – je l’écris comme je le pense et tant pis si je dérange tous les salauds d’impérialistes –, il faut un sacré courage pour le faire, dans le monde moderne. ¡ Tchapô Chavez !
“Tu es un cochon”
Autant de raisons qui me poussent aujourd’hui à demander solennellement aux instances professionnelles de la profession de décréter sept jours – rétribués – de deuil dans toutes les rédactions de France. Pour que l’on se souvienne. Pour que l’on médite sur son exemple. Pour que, comme l’a écrit avec justesse Jean-Luc, ce qu’il est ne meure jamais jamais jamais. Jamais. Jamais jamais. Ja-mais. Voici trois phrases prononcées par notre saint commandant président, que j’ai gardées précieusement dans mon petit carnet rouge et que je relis quand je n’ai pas trop le moral, quand les financiers des merdias occidentaux à la solde de ces pourris de Yankees me broient et m’exploitent jusqu’au trognon, sans le moindre état d’âme, et sans même me verser de prime de risque.
- “Cuba est une mer de félicité qui s'étend jusqu’au Venezuela”, le 8 mars 2000, en accueillant des milliers de coopérants cubains envoyés par son “père”, Fidel Castro.
- “Allez vous faire foutre, Yankees de merde !”, le 11 septembre 2008, lors d'un discours devant ses partisans, après l'expulsion de l'ambassadeur des États-Unis.
- “Tu as une queue de cochon, tu as des oreilles de cochon, tu ronfles comme un cochon : tu es un cochon”, le 16 février 2012, à l'adresse du candidat de l'opposition Henrique Capriles Radonski.
Oui, encore et toujours, ici et maintenant, là-bas et demain : ¡ Tchapô Chavez !
De retour de Courchevel, j'apprends avec tristesse la disparition de ce grand homme de gauche dont je me sentais proche.
Faut pas prendre au sérieux les élucubrations du 'journaleux', Tom. 'Journaleux' est d'ailleurs un homonyme péjoratif de ' journaliste'. Donc, apparemment, le type ne doit pas avoir beaucoup d'estime pour lui-même...Ce qui est son problème.Laissons le dire, et puis ça disparaît...Et il disparaît...
Je voudrais décrédibiliser un propos, je ne m'y prendrais pas mieux que Bobo...J'avais loupé le 3ème épisode de ses interventions subtiles! Vivement un article sur toutes ces dictatures d'Amérique latine que les gentils américains pas belliqueux ont réussi à faire tomber. Comme le 11 septembre 1973, justement? Bref, bobo ne doit pas lire la presse, c'est étonnant pour un journaleux...