À quelques jours de la rentrée scolaire, les élus écologistes d’Auvergne-Rhône-Alpes critiquent la décision de la Région d’équiper progressivement les lycées de scanners de sécurité.
La rentrée scolaire, ce lundi 1er septembre, s’ouvre sur fond de polémique en Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un communiqué, le groupe écologiste dénonce les choix budgétaires de la Région et donne une "mauvaise note" à l'exécutif présidé par Fabrice Pannekoucke à quelques heures de la rentrée. Au cœur notamment des critiques : l’installation de portiques de sécurité aux entrées des lycées et l’expérimentation du port de l’uniforme, deux mesures présentées comme des priorités par l’exécutif régional.
A lire aussi : La Région veut expérimenter les scanners corporels à l'entrée des lycées : l'opposition tacle la "dérive sécuritaire" de l'exécutif
Pour les écologistes, il s’agit avant tout d’une "surenchère sécuritaire" déconnectée des réalités du terrain, alors que la Région présentera lundi matin, au lycée Mérieux de Lyon, l'utilisation des scanners à ondes électromagnétiques, censés "protéger élèves, enseignants et personnels".
"Une vision court-termiste"
Dans leur communiqué de presse, les élus Verts rappellent que plusieurs établissements ont souffert de la canicule lors du baccalauréat, avec des températures dépassant les 35 °C dans certaines salles de classe, "faute de travaux de rénovation". D’autres difficultés sont également pointées du doigt : manque de moyens humains, retards dans les chantiers, ou encore budgets en tension. Cinq lycées n’auraient pas réussi à boucler leurs comptes l’an dernier selon eux.
"Le deuxième budget régional mérite mieux qu'une vision court-termiste, fondée sur les effets d'annonce, la surenchère sécuritaire et le détricotage méthodique du service public de l'éducation" estime les élus écologistes. Avant de conclure : "Nous devons donner les moyens d'étudier dans de bonnes conditions car une Région qui délaisse sa jeunesse n'a pas d'avenir."
A lire aussi : A Lyon, la sécurisation des collèges et des lycées se joue aussi sur le terrain politique