Le tandem associant un réalisateur et son compositeur fétiche est un grand classique du 7e art. Celui formé par Alfred Hitchcock et Bernard Herrmann fait partie des petits miracles de l’histoire à l’instar de ceux, parmi les plus illustres, associant Sergio Leone et Ennio Morricone, Spielberg et John Williams, Fellini et Nino Rota…
Herrmann, qui fit ses débuts à Hollywood en composant la bande sonore pour Citizen Kane d’Orson Welles, collabora à pas moins de huit longs métrages avec Hitchcock dont au moins trois chefs-d’œuvre absolus : Sueurs froides (1958), La Mort aux trousses (1959) et Psychose (1960). Et force est de constater que cet États-Unien fit des miracles à l’heure d’illustrer les atmosphères parfois tendues (suspense, épouvante…) chères au cinéaste britannique. Au point qu’aujourd’hui, tant de scènes devenues cultes doivent autant à leurs images qu’à la musique les accompagnant. Que serait la scène de la douche de Psychose sans ses accords dissonants de cordes tranchants comme la lame de Norman Bates (Anthony Perkins) qui s’abat sur Marion (Janet Leigh) ? La dimension horrifique des Oiseaux serait-elle la même sans ce choix radical d’Alfred Hitchcock et Bernard Herrmann pour une bande-son sans musique mais consistant en un assemblage de sons échantillonnés ou synthétiques.
Mais revenons à Psychose qui fera ici l’objet d’un nouveau ciné-concert à l’Auditorium (en partenariat avec l’institut Lumière) et dont le potentiel horrifique n’a pas pris une ride en 65 ans de projections !
Psychose – Jeudi 4, vendredi 5 décembre à 20 h et samedi 6 décembre à 18 h à l’Auditorium – www.auditorium-lyon.com
