Vallée chimie Feyzin
Vallée de la chimie ©Wikipédia Commons

Redressement judiciaire de Polytechnyl : le maire de Saint-Fons demande à l'Etat de repousser l'audience

Dans un courrier adressé à l'Etat, le maire de Saint-Fons demande à ce que l'audience permettant de décider du sort de l'entreprise Polytechnyl soit repoussée.

En janvier dernier, l'entreprise de fabrication de polyamides et matériaux techniques, Domo Polytechnyl (Saint-Fons), était placée en redressement judiciaire et supprimait 130 postes dans le cadre d'un plan de sauvegarde. Trois mois plus tard, la situation ne s'arrange pas. Alors que le sort de l'entreprise devrait être fixé au tribunal ce lundi 27 avril, un seul repreneur maintient son offre et prévoit la suppression de 300 postes.

Face à cette situation, la Ville de Saint-Fons a décidé d'interpeller l'Etat dans une lettre ouverte, lui demandant de reporter l'audience. "Ce report doit permettre l’arrivée de nouvelles offres comprenant le maintien de la production et ainsi la survie des entreprises de notre territoire", justifie Hadi Mebarki, maire de Saint-Fons, à l'origine de la lettre.

14 500 emplois menacés

Car avec ce rachat, ce n'est pas seulement l'avenir de Domo Polytechnyl qui serait en jeu, mais celui de nombreuses entreprises de la Vallée de la Chimie. "Domo Polytechnyl crée par ses activités du gaz et de la chaleur qui sont redistribués sur un réseau commun dont se servent les entreprises voisines et qui permet de limiter à la fois les coûts et l’impact environnemental de ces sites", explique l'élu. Parmi les sites concernés, les géants KenOne et Syensqo. "Ils souffriront directement de l’arrêt de la production souhaité par le potentiel repreneur, avec des risques de fermetures et de suppressions d’emplois en cascade, et ce à court terme", alerte Hadi Mebarki. Il poursuit : "A long terme, l’avenir de Saint-Fons se dessine avec la moitié du territoire de la Ville à l’abandon, et l’entièreté de son attractivité économique à reconstruire."

Au total, 14 500 emplois sont ainsi menacés "par la concurrence des entreprises chinoises financées par leur gouvernement, l’augmentation des coûts de l’énergie et surtout l’inaction politique, dans des secteurs pourtant clés de notre souveraineté", dénonce l'élu, qui appelle l'Etat à "agir dans le sens de ses promesses" et à repousser la date d'audience.

Lire aussi : Une seule offre de reprise pour Polytechnyl, 450 emplois menacés à Lyon

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