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Pollution de l'air : la préfecture appelée à renforcer son dispositif de prévention

Après 23 jours de pollution aux particules fines depuis le début de l'année à Lyon, et des départs en vacances, ce week-end, en direction des stations de ski, qui ne devraient rien arranger ; les présidents des associations de surveillance de la qualité de l'air en Rhône-Alpes appellent le préfet à renforcer rapidement le dispositif de prévention. Le MoDem réclame un "plan atmosphère" au Grand-Lyon.

Néfaste pour la santé, la pollution aux particules fines provoque cancer et bronchites chroniques chez les personnes sensibles. Due au chauffage et au trafic routier, elle ne peut être dispersée sans vent, or la météo, de ce côté là, est plus que calme depuis le début de la semaine. Et le bassin lyonnais baigne dans un épais nuage de pollution depuis lundi.

Au 4e. jour de dépassement du seuil d'information et de recommandations à la pollution atmosphérique aux particules fines, le niveau d'alerte a été reconduit jeudi sur l'agglomération lyonnaise. Le préfet, Jean-François Carenco, a pris un arrêté obligeant, en théorie, les automobilistes, sur l'ensemble des routes et autoroutes du département, à réduire leur vitesse de 20km/h par rapport à la vitesse autorisée (dans la limite des 50km/h). Cette mesure est appliquée depuis 5h ce vendredi matin pour une durée de 24h. L'objectif étant, bien sûr, de faire baisser le niveau de pollution du département.

Le réseau de surveillance de la qualité de l'air en alerte

Les présidents des associations de surveillance de la qualité de l'air en Rhône-Alpes, dont Michel Reppelin (Divers-droite), 3e. vice-président du Grand-Lyon et président de Coparly (Association agréée de surveillance de la qualité de l'Air dans l'Agglomération Lyonnaise) ont anticipé le problème. Le 2 février, ils ont réclamé au préfet un abaissement des seuils de déclenchement pour les particules fines. Proposant, comme la législation européenne le prévoit, de déclencher le seuil d'information et de recommandations, à partir duquel on communique sur la pollution, à 50 microgrammes par m3 au lieu des 80 actuels ; et d'abaisser le seuil d'alerte (déclenché ce vendredi) à 80 microgrammes, contre 125 actuellement. Un nouveau dispositif prévu selon la préfecture, mais qui tarde, selon eux, à être mis en oeuvre. Le préfet, contacté par Lyon capitale, s'est engagé à le mettre en place "dans les prochaines semaines".

Le MoDem veut un "plan atmosphère"

Le problème de la pollution de l'air s'est également étendu, cette semaine, à la scène politique locale. Le mouvement démocrate (MoDem) réagissant et faisant des propositions pour améliorer la situation. Le 8 février, ses représentants, ont reproché à la Ville, au Grand-Lyon et au Sytral (instance décisionnaire en matière de transports en commun), leur "silence" et leur "tétanie" sur le sujet. Rappelant que leurs choix en matière de voirie, faisaient de Lyon "la ville la plus embouteillée de France", selon une étude récente.

Sachant les embouteillages sont grands producteurs de particules fines, Eric Lafond, co-président du mouvement démocrate dans le Rhône, a réclamé un véritable "plan atmosphère" aux élus en responsabilité. Il leur a demandé notamment d'installer des parc Velo'v sur les parkings des entreprises (partenariat public-privé), d'instaurer la gratuité dans les transports en commun pour les enfants, de remplacer les véhicules des collectivités par des véhicules électriques et de sécuriser les pistes cyclables. Sur le long terme, le MoDem demande aux collectivités d'investir dans le rail, le fluvial et les transports en commun. Bref, toutes les alternatives à la route. Silence radio du côté du Grand-Lyon, qui n'a pas réagi officiellement depuis le début de cet épisode de pollution.

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