À Grézieu-la-Varenne, où une pollution historique aux solvants chlorés persiste, une réunion publique a exposé les nouvelles mesures de protection sanitaire.
À Grézieu-la-Varenne, la pollution aux solvants chlorés mise en évidence en 2019 continue de mobiliser les services de l’État. Située dans le périmètre d’un ancien site industriel exploité pendant plus de cinquante ans par les sociétés DASI et Mercier, cette contamination fait l’objet de nombreuses procédures administratives et judiciaires, qui ont retardé les investigations complètes.
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Le bâtiment situé au 12 rue du Stade, implanté sur l’un des foyers de pollution identifiés, a fait l’objet de mesures de qualité de l’air intérieur entre 2020 et 2023. Celles-ci ont révélé la présence de tétrachloroéthylène et de trichloroéthylène. Depuis l’abaissement, en octobre 2025, des valeurs sanitaires de référence par le Haut Conseil de la santé publique, les seuils sont désormais dépassés.
Dans ce contexte, et afin de permettre des investigations lourdes indispensables à une dépollution durable, l’État estime nécessaire que les occupants quittent les lieux au plus tard à l’été 2026. Une réunion publique s’est tenue le 7 janvier pour informer les habitants, répondre aux inquiétudes et maintenir le dialogue, tandis que les services de l’État réaffirment leur engagement à protéger les populations et à agir contre les responsables de cette pollution.
