Rassemblement de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT) devant le conseil régional jeudi 20 octobre 2022. Crédits : Nolwenn Jaumouillé

Pannes, retards, trains bondés... le ras-le-bol des usagers du TER en Auvergne-Rhône-Alpes

Les associations des usagers du train dans la région étaient rassemblés ce matin devant le conseil régional de Lyon pour réclamer à la région des moyens pour le ferroviaire.

"Rien que ce matin, on a tous notre petite anecdote à raconter, moi c'était un train de fret en panne", s'agace Nathalie, représentante de la Fédération nationale des associations des usagers des transports. Ils étaient ce matin une vingtaine de représentants d'associations à braver la pluie pour se réunir devant le conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, à Lyon. L'objectif des manifestations, "exprimer leurs souhaits et leur colère" à la région comme l'explique Jean-Christophe, qui vient travailler trois fois par semaine à Lyon depuis Vienne.

Concrètement, les associations se plaignent des retards à répétition et réclament à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, dont c'est la compétence, des investissements dans les rames de train, "le matériel roulant, qui est vieillissant". "En ce moment, pas une semaine, presque pas un jour ne passe sans qu'il y ait des retards" soupire Cécile, de l'association des usagers du TER de la Vallée du Rhône. "Et quand vous avez la chance d'avoir un train en retard, il y a deux wagons quand il en faudrait cinq, donc on voyage comme du bétail. On connaît des gens dans nos associations d'usagers qui ont perdu leur boulot, ou en CDD qui ont été CDIsés. L'employeur s'en fiche de savoir que ce n'est pas de votre faute. Ce n'est pas un petit sujet, pas juste que c'est stressant même si le stress génère des malaises dans le train".

Une problématique qui touche"toutes les lignes de l'étoile lyonnaise, mais aussi autour de Grenoble", selon Nathalie, représentante de la FNAUT et venue d'Echirolles.

Reçus "par les groupes de gauche, pas par la droite"

Les associations entendent dans ce contexte s'opposer à l'augmentation de tarif sur le TER, qui pourrait être votée pour 2023 au cours de l'assemblée plénière de la Région qui se tient aujourd'hui et demain. La majorité souhaite augmenter de 2,5% le prix du TER pour les abonnements réguliers,  et de 8% sur le prix des trajets ponctuels. "Ce n'est pas le moment quand on subit tous les jours un service aussi dégradé" a martelé Nathalie. "La région Auvergne a les taxes sur le carburant les plus faibles de France. Elle a fait un effort sur le pouvoir d'achat des automobilistes et s'en vante, elle doit aussi le faire pour le TER. 

À la suite de leur allocution, les manifestants devaient être reçus par plusieurs groupes politiques du conseil régional. "Seuls les groupes de gauche ont accepté de nous rencontrer, alors que nous aurions souhaité échanger avec la majorité. Le train doit être un sujet transpartisan". Plusieurs conseillers, comme Najat Vallaud-Belkacem chez les socialistes ou Fabienne Grébert chez les Ecologistes étaient d'ailleurs présents sur place pour apporter leur soutien à la démarche de la FNAUT. "On aurait aimé débattre dans l'hémicycle de ces questions importantes", a regretté dans une allocution le conseiller régional socialiste Jean-Baptiste Baud, en référence à la décision de Laurent Wauquiez, de basculer l'Assemblée plénière en visioconférence. Fustigeant le projet de hausse des tarifs, il a assuré "prévu des amendements pour un budget supplémentaires sur le matériel ferroviaire".

 

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