Dans le cadre du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) de la Vallée de la Chimie, 90 % des logements sociaux présents dans le périmètre ont été sécurisés. La part restante devrait bientôt entrer en travaux.
Approuvé en 2016 par l’État, le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) de la Vallée de la Chimie est le plus important au niveau national. Il couvre aujourd’hui dix communes du Sud de Lyon, dont six sont concernées par une obligation de mise en sécurité des riverains : Feyzin, Irigny, Oullins-Pierre-Bénite, Saint-Fons, Solaize et Vénisssieux. Cela comprend notamment la sécurisation des logements, dont le parc de logements sociaux présent dans le périmètre, soit 2 832 habitations appartenant à 11 bailleurs sociaux.
Lire aussi : Sud de Lyon : à quoi sert le plan de prévention des risques de la Vallée de la Chimie ?
Le parc de logements sociaux de Saint-Fons entièrement sécurisé
Le dispositif arrivant à son terme à la fin de l’année (sous réserve qu’il ne soit pas prolongé par l’État), l’heure est donc au bilan. Aujourd’hui, ce sont plus de 2 800 logements qui ont été rénovés, a indiqué la Métropole de Lyon ce jeudi 22 janvier. La part restante est en cours de diagnostic ou en voie de travaux imminents. L’ensemble de ces diagnostics et travaux a nécessité un investissement des bailleurs supérieur à 10 millions d’euros, sans aucun financement de l’État.
Présent ce jeudi matin à Saint-Fons, le président de la collectivité, Bruno Bernard, a ainsi salué "le travail exceptionnel et très fort" réalisé par les bailleurs sociaux. Et Christian Duchêne, maire de la commune, de souligner l’importance du sujet après l’explosion survenue le 22 décembre dernier sur le site d’Elkem Silicones qui a fait deux morts et deux blessés. À Saint-Fons, justement, les 427 logements sociaux situés en zone de risque ont entièrement été sécurisés par leurs bailleurs Lyon Métropole Habitat (LMH), Batigère et Grand Lyon Habitat. Dans le détail, LMH gère 27 résidences concernées par un PPRT, dont 10 à Saint-Fons, soit 940 logements. Tous ont été sécurisés entre 2020 et 2025, s’est félicité Pierre Ferrier, directeur patrimoine de LMH.
La fin du dispositif, une "alerte très sérieuse"
Le PPRT se terminant le 31 décembre prochain, la Métropole de Lyon en appelle donc à la responsabilité des propriétaires. 5 500 logements privés sont concernés, mais à ce jour, seulement 52 % sont sécurisés. 850 autres logements sont pour l'heure en cours de diagnostics ou de travaux. "Dans le cadre du dispositif Secureno’v, les financements, jusqu’à 20 000 euros, sont totalement à la charge de la Métropole, des industriels et de l’État", a encore rappelé Bruno Bernard. À titre indicatif, le budget moyen mis sur la table pour sécuriser un logement est estimé à 6 000 euros.
Pierre Athanaze, vice-président à la Prévention des risques, a enfin rappelé l’urgence de la situation, bien que la métropole reste "très en avance sur le sujet". "Le dispositif pourrait s’arrêter à la fin de l’année 2026, c’est une alerte très sérieuse parce que cela veut dire que les travaux devront être financés et que l’on ne pourra pas prendre d’autres chantiers cet été". La Métropole de Lyon espère désormais que l’État tienne ses engagements jusqu’à "courant 2027". Des courriers dans ce sens ont récemment été envoyés au Gouvernement.
Lire aussi : Vallée de la Chimie : 2 000 logements sécurisés pour prévenir les risques technologiques
