Sandrine Runel, adjointe au maire de Lyon, présidente du groupe socialiste au conseil municipal de Lyon. © Antoine Merlet

Mauvais état, irrégularités : l'appartement loué par Sandrine Runel, de nouveau pointé du doigt

L'adjointe en charge des solidarités à la Ville de Lyon est pointée du doigt par sa locataire. Un logement en mauvais état, un contrat irrégulier.

C'est une affaire qui pourrait agiter le prochain conseil municipal. Le 2 janvier dernier, Lyonmag publiait un article mettant en cause l'adjointe au maire de Lyon en charge des solidarités, Sandrine Runel. L'écrit pointait du doigt le mauvais état d'un appartement loué par l'adjointe dans le quartier de la Guillotière.

Appartement en mauvais état et irrégularités juridiques

Ce vendredi 6 janvier, ce sont nos confrères du Progrès qui en rajoutaient une couche. Une salle de bain qui souffre de problèmes de moisissures, des souris qui s'invitent et des murs soumis aux moisissures. En plus du mauvais état de l'appartement, le quotidien pointe du doigt de nombreux manquements administratifs, "un contrat à la bonne franquette" peut-on lire.


"Je voulais être dans une relation de simplicité avec beaucoup de bienveillance et de bonne foi mais je ne suis pas une professionnelle de l’immobilier et je réalise que j’ai eu tort."
Sandrine Runel


Des documents obligatoires manquants, pas de mention de l'ancien montant du loyer, ni de référence à l'encadrement des loyers. Le loyer, 623 € hors charges pour un appartement de 39 m² est quant à lui situé à quelques euros seulement du maximum fixé de 659,10 €, pour un logement pourtant en mauvais état.

Une clause interdite, le non-respect d'un décret concernant la location de logements meublés, des diagnostics non transmis, bref, un florilège de manquements juridiques.

L'opposition demande au maire d'agir

La situation est d'autant plus délicate que l'élue de gauche est chargée des solidarités, particulièrement engagée sur les questions de sans-abrisme et d'accueil des exilés. Elle avait d'ailleurs attaqué Gérard Collomb sur sa sortie concernant le hotspot de Toulouse.

Contactée par Lyon Capitale, Sandrine Runel n'a pas répondu à nos sollicitations. Dans les colonnes du Progrès, l'élue qui louait son bien de particulier à particulier confie : "Je voulais être dans une relation de simplicité avec beaucoup de bienveillance et de bonne foi mais je ne suis pas une professionnelle de l’immobilier et je réalise que j’ai eu tort."

De son côté, l'opposition a réagi ce vendredi. Dans un communiqué, le groupe Droite, centre et indépendant, présidé par Pierre Oliver, le maire du 2e arrondissement, se demande "que fait le maire de Lyon". "Lui qui a un pouvoir de police en matière d’habitat indigne, peut-il tolérer qu’une de ses adjointes se comporte comme une 'marchande de sommeil' comme on en voit trop dans nos agglomérations ?", peut-on lire.

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