Alors que la Métropole de Lyon annonçait diminuer de 44,5% les subventions attribuées aux établissements privés en 2026, une pétition en ligne est lancée.
"Stop à la discrimination des collégiens lyonnais de l'enseignement catholique" : Face à la baisse des subventions accordées par la Métropole de Lyon aux établissements privés sous contrat en 2026, les organismes de gestion des établissements catholiques du Rhône (Uniogec) montent aux créneaux. Dans une pétition lancée le 9 janvier, ayant déjà récolté plus de 12 000 signatures, l'Uniogec demande à la Métropole de Lyon de renoncer à cette baisse de 44,5% des financements aux établissements privés.
Les organismes s'inquiètent notamment pour les conditions d'apprentissage de leurs élèves : "Moins d'argent, c'est moins d'équipements, moins de sorties pédagogiques, moins de moyens pour accompagner chaque enfant. Des milliers de collégiens vont voir leurs conditions d'apprentissage se dégrader du jour au lendemain", alertent-t-ils. Mais aussi pour les familles : "Cette coupe brutale va se traduire par une hausse des frais de scolarité à hauteur de 140 euros par élève par an, sans compter les 450 euros déjà imputés aux familles au niveau national", écrit l'Uniogec.
"Le complément n'est plus justifié"
Le 12 décembre dernier, les organismes avaient déjà saisi la justice administrative dans le cadre de cette affaire : "Depuis 1959, la loi impose aux collectivités de financer à parité les élèves du public et du privé sous contrat. Les collèges catholiques suivent les programmes nationaux, leurs enseignants sont payés par l'État, ils sont contrôlés par l'Éducation nationale (....) Réduire leur financement de 44,5 % sans justification est une violation de la loi et une rupture d'égalité entre citoyens", dénonce l'Uniogec dans sa pétition.
Une justification avait pourtant été donnée par la Métropole de Lyon qui affirmait agir "par effet de rattrapage", dans les colonnes de Tribune de Lyon. Autrement dit, la collectivité voit dans cette baisse de dotation, un moyen de rattraper les sommes plus importantes, distribuées aux établissements pour compenser la période d'inflation et de hausse du coût de l'énergie en 2023. Ce complément n'étant, selon la Métropole de Lyon, plus justifié, la dotation a été revue à la baisse pour rattraper les années précédentes.
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Public, privé, tous les secteurs découvrent l"appauvrissement général. Ce n'est qu'un début !