Grand Hôtel-Dieu (capture d’écran Google Map)

Lyon : qui va payer pour les dégâts sur l'Hôtel-Dieu ?

Le gestionnaire et l'assureur du Grand Hôtel-Dieu ont engagé la responsabilité de l'État concernant les dégradations survenues en 2020 durant des manifestations.

En 2020, en marge d'une grande manifestation contre le projet de loi sur la réforme des retraites des jets de peinture et d'huile de vidange avaient dégradé les façades du Grand Hôtel-Dieu. Cette dernière avait dégénéré mais une grande question reste en suspens : ont-elles été commises par des manifestants lambda ou par des groupes organisés ?

Quoi qu'il en soit, depuis ces agissements, les manifestations de tout type n'ont plus le droit de passer devant le centre ou magasins haut de gamme et hôtels 5 étoiles sont installés.

Manifestants ou black blocks ?

Saisi par le gestionnaire et l'assureur du Grand Hôtel-Dieu, le tribunal administratif de Lyon a tranché. L'État, représenté par le préfet du Rhône a indiqué que les dégâts avaient été "commis exclusivement par des individus sans lien avec le cortège interprofessionnel", et que cela ressemblait aux agissements de groupes type : "black blocks."


Des actes "commis exclusivement par des individus sans lien avec le cortège interprofessionnel", selon la préfecture.


Cependant, en relisant les déclarations de la direction départementale de la sécurité du Rhône (DDSP), les juges ont pu faire le point sur les différentes responsabilités. Dans le compte rendu des opérations de maintien de l'ordre la DDSP dénombre "11 000 manifestants au comportement déterminé dont 250 gilets jaunes et 450 individus à risques."


"11 000 manifestants au comportement déterminé dont 250 gilets jaunes et 450 individus à risques."


Considérant que les dégâts ont été commis par des groupes ayant très probablement un lien avec le reste du cortège, le tribunal administratif a condamné l'Etat à 20 000 € d'amende.

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