Le studio Ubisoft est fragilisé sur les marchés. (Photo BERTRAND GUAY / AFP)

"C'est la dégringolade": journée de grève chez Ubisoft à Villeurbanne

Des salariés d'Ubisoft sont en grève notamment à Villeurbanne pour dénoncer la fin du télétravail et un nouveau plan d'économies.

Plusieurs dizaines de salariés se sont réunis mardi devant les studios du géant des jeux vidéo Ubisoft, notamment à Villeurbanne, pour lancer trois jours de grève contre la quasi disparition du télétravail et un nouveau plan d'économies indique l'AFP. Empêtré dans des difficultés financières depuis plusieurs années et confronté à des ventes en berne, le groupe a annoncé en janvier une nouvelle organisation interne, au prix de l'annulation de plusieurs jeux et d'une nouvelle cure d'austérité de 200 millions d'euros sur deux ans.

Un plan de départs volontaires au siège

"Depuis 5 ans, c’est la dégringolade", regrette Lola, conceptrice de jeux-vidéos. "Et aujourd’hui on nous demande de sacrifier nos jeux". Mais ce qui a vraiment mis le feu aux poudres, c'est le souhait de la direction de revenir à cinq jours de travail en présentiel par semaine, assortis d'un quota annuel de télétravail. En 2024, plusieurs centaines de salariés avaient déjà fait grève face à une première réduction du télétravail chez Ubisoft. Le groupe a annoncé fin janvier un projet de plan de départs volontaires de 200 personnes au siège d'Ubisoft, qui compte 1 100 salariés.

Soumis à plusieurs plans d'économies depuis 2023, Ubisoft a fermé plusieurs de ses studios à l'étranger, notamment à San Francisco (Etats-Unis), Osaka (Japon), Leamington (Royaume-Uni), Stockholm (Suède) et Halifax (Canada). De son côté, la direction assure que le nouveau modèle opérationnel du groupe permettra d'être plus compétitif.

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