La préfecture du Rhône a validé l'autorisation environnementale pour le projet de réaménagement de la Rive Droite du Rhône porté par la Métropole de Lyon.
Après deux années d'études, le projet Rive droite, portant sur le réaménagement de 2,5 kilomètres du quai de la rive droite du Rhône, entre le pont de Lattre de Tassigny et le pont Gallieni, a été validé par la préfecture. La Préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes a délivré l’autorisation environnementale pour le projet vendredi 27 février.
Dans son arrêté, la préfecture souligne que le projet répond "à des raisons impératives d’intérêt public majeur", notamment en remédiant aux "nombreux dysfonctionnements" constatés sur l'axe. A savoir, "l'inconfort des cheminements piétons et cyclables, peu qualitatifs et peu sécurisants, la perte du lien physique et visuel au Rhône et une altération du patrimoine arboré."
Démarrage des travaux ?
L’arrêté souligne également que la présence des espaces verts qui "contribue à l'amélioration du cadre de vie et de la santé des usagers, permet de lutter contre les phénomènes d'îlots de chaleur urbain et participe à l'adaptation au changement climatique en offrant des espaces de fraîcheur."
Cette nouvelle étape devrait permettre de programmer le démarrage des travaux de la première tranche, allant du pont Wilson à la passerelle du collège. A noter que le projet pourrait être interrompu en cas d'élection de Jean-Michel Aulas (Coeur Lyonnais). Le candidat, favori des sondages, souhaiterait annuler le projet Rive Droite pour créer une continuité arborée "de plusieurs centaines d’hectares" sur les berges du Rhône et de la Saône.
Projet Rive Droite
Pour rappel, le projet Rive Droite initié par la Métropole de Lyon en lien avec la Ville de Lyon en 2021 porte sur le réaménagement de 2,5 kilomètres du quai de la rive droite du Rhône, entre le pont de Lattre de Tassigny et le pont Gallieni, au sein du périmètre inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Tout en maintenant trois voies de circulation automobile pour l’accès à la presqu’île, le projet permet de réaffecter quinze hectares d'espaces publics à de nouveaux usages : trottoirs élargis devant les commerces et promenade le long des quais, voie cyclable, couloirs pour les bus, activités récréatives et culturelles, renaturation, etc. Le projet comporte la plantation de plus de 1000 arbres, la désimperméabilisation de 45% des surfaces, l’augmentation de +75% de surface allouée aux piétons, la création d’aire ludiques et de terrasses.
Lire aussi :
