Hôtel de Région. @WilliamPham

Lyon : encore une bisbille entre la droite et les écologistes, des élus EELV restent à la porte de la région

Les bisbilles entre la droite et les écologistes, qui émaillent la vie politique lyonnaise depuis quelques semaines, ont connu un nouvel épisode ce mercredi après-midi. Le président du groupe écologiste à la Région, Axel Marin, assure qu’on lui a refusé l’accès à l’hôtel de région, ce que démentent les services de la collectivité régionale.

Depuis quelque temps, il ne se passe pas une semaine, voire un jour, sans que des incidents impliquant des élus de la droite ou écologistes n’émaillent la vie politique lyonnaise. Après les querelles survenues au siège de la Métropole de Lyon lundi 18 octobre entre Bruno Bernard, le président de la collectivité, et son opposition de droite et du centre, c’est au tour de l’hôtel de Région d’être le théâtre d’une nouvelle bisbille entre les deux camps. 

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Des manifestants tentent de rentrer dans la région

Alors qu’il avait quitté son bureau pour échanger avec des manifestants réunis sur l’esplanade François-Mitterand, devant le siège de la Région à Confluence, le président du groupe écologiste, Axel Marin, assure, photo à l’appui, qu’on a ensuite refusé de le laisser revenir à l’intérieur du bâtiment. Selon nos informations, confirmées par la préfecture du Rhône, les portes de l’hôtel de région ont été fermées suite à une tentative d’intrusion en force de la cinquantaine de manifestants de la Confédération paysanne rassemblée, sans déclaration préalable, devant l’édifice. Celle-ci a d’ailleurs nécessité l’intervention des forces de l’ordre, sans toutefois donner lieu à des interpellations.

Problème, l’élu écologiste se trouvait à ce moment-là dehors. Contacté, il assure comprendre "totalement qu’ils aient fermé la porte principale, ils n’avaient peut-être pas envie que les manifestants entrent à l’intérieur, c’est tout à fait légitime". En revanche, il dénonce le fait qu’on lui ait refusé pendant "près d’une heure", selon lui, l’accès au bâtiment, "par la petite porte de derrière où il n’y avait que moi et mes deux collaborateurs". 

"C’est une entrave au travail"

Du côté de la région on laisse entendre que ces derniers auraient tenté de faire rentrer des manifestants dans le siège de la collectivité, mais que l’accès par les portes annexes ne leur a jamais été refusé : "ils ne pouvaient pas rentrer pas l'entrée principale, mais les autres portes étaient ouvertes", nous explique-t-on. Ce que dément avec fermeté Axel Marin : "On n’a pas du tout essayé de faire rentrer les manifestants dans le bâtiment et même avec mon badge de conseiller régional on nous a refusé l’accès. Ils instrumentalisent la situation en nous laissant enfermés dehors. C’est de la bêtise, démocratiquement parlant c’est scandaleux. C’est une entrave au travail", fustige l’élu qui a finalement pu rejoindre son bureau lors de la réouverture de la porte principale.

Axel Marin a conscience "que la situation n’est pas gravissime, mais leurs méthodes sont énervantes à force", lâche-t-il en renvoyant la balle du côté de la présidence de la région, sans la nommer. Reste que le ping-pong de petits incidents entre les élus de différents bords n’en finit plus de prendre le pas sur les sujets de fond, rendant une image bien écornée de la vie politique locale. 

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