Des cintres peints en rouge pour symboliser les IVG clandestines lors de la manifestation pour le droit à l’IVG samedi 2 juillet à Lyon. Photo: Nadège D.

Lyon : 500 personnes pour défendre le droit à l'IVG place Bellecour hier

À Lyon, 500 personnes étaient présentes hier place Bellecour (Lyon 2e) pour défendre le droit à l'avortement et apporter un soutien aux Américaines après la décision de la Cour suprême d'annuler ce droit.

"Mon corps, mon choix": 500 personnes étaient mobilisées sur la place Bellecour (Lyon 2e) hier, selon la préfecture, pour défendre le droit à l'avortement. Le mouvement était national avec plusieurs manifestations à travers la France pour défendre le droit à l'avortement et apporter un soutien aux Américaines, après la décision de la Cour suprême d'annuler ce que beaucoup considéraient comme un acquis. Une grosse trentaine de manifestations ont rassemblé au total quelque 6.500 personnes en France, selon le ministère de l'Intérieur.

Vers une interdiction de l'IVG

La Cour suprême des Etats-Unis a mis fin le 24 juin à la garantie juridique fédérale de l'IVG dans tout le pays. Il appartient maintenant aux 50 Etats de se prononcer sur l'avortement. La moitié d'entre eux, selon l'institut Guttmacher, (surtout dans le sud et le centre) l'ont déjà interdit ou envisagent de le faire.

L'avortement: un droit fragile

La manifestation était aussi l'occasion de dénoncer des conditions détériorées en France: "Nous sommes particulièrement mobilisés sur la question des moyens alloués aux centres IVG, entre la clause de conscience spécifique que peut faire jouer le personnel médical et la surcharge des professions hospitalières", explique à l'AFP Léa Védie, l'une des porte-parole du Planning familial du Rhône.

Dans le cortège (500 personnes selon la préfecture, 800 selon les organisateurs), des manifestants ont déposé sur le sol peint en rouge des cintres, symboles des IVG clandestines.

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