cerisier
cerisier @Prexels/Irina Iriser

Les cerises d'Ardèche n'ont pas la pêche

Les arboriculteurs ardéchois ne parviennent pas à faire face à une petite mouche qui détruit les cultures. Ils voudraient utiliser un produit chimique interdit, faute de moyens de lutte suffisants.

Lundi dernier, une cinquantaine de tracteurs ont défilé au début dans les rues de Tournon-sur-Rhône (Ardèche). Leur revendication : une petite mouche d'origine asiatique, la drosophile suzukii, qui pullule depuis l'interdiction du diméthoate en 2016 (un insecticide organophosphoré qui présente des "risques inacceptables" pour l'homme et les animaux, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire).

Si, en plaine, les arboriculteurs réussissent à limiter les dégâts en posant leurs des filets anti-insectes sur leurs vergers, en Ardèche, où les terrains sont parfois en pente, cette protection est plus compliquée.

Plus de 800 hectares menacés

Selon les syndicats, plus de 800 hectares de vergers, et environ 10% de la production française, serait ainsi menacés.

Pour Christel Cesana, arboricultrice et présidente de la FDSEA d'Ardèche, il ne peut y avoir d'interdiction des produits chimiques, "s'il n'y a pas de solution contre les insectes ravageurs".

Dans sa lettre ouverte adressée à Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le RN explique que "face à ce fléau" les agriculteurs sont "démunis" et "sans solution technique". "C’est maintenant qu’il faut agir", le parti de Jordan Bardella appelant la Région à créer une "dérogation provisoire à l’utilisation d’insecticides", dans l’attente d’une solution plus "viable", sur le long terme, reprenant les mots de Jérôme Volle, vice-président de la FNSEA sur place lundi à Tournon-sur-Rhône : "Comme le gouvernement l’a déjà fait, sur la betterave par exemple, il faut des dérogations jusqu’à ce qu’il y ait une solution alternative."

Laisser un commentaire

Suivez-nous
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut