Après les tirs de mortier, tags, insultes et dégradations dont Bruno Jacolin dit avoir été la cible, le préfet du Rhône lui apporte son soutien et assure que les services de l’État sont mobilisés.
La préfecture du Rhône réagit aux menaces visant le maire de Sainte-Foy-lès-Lyon. Dans un court communiqué, le préfet Étienne Guyot estime que les faits visant Bruno Jacolin sont "inacceptables" et assure l’élu de son "plein soutien".
Le maire de 66 ans avait révélé ces derniers jours avoir été pris pour cible à plusieurs reprises. Il évoque notamment des pneus crevés sur sa voiture, des tags et insultes, ainsi que des tirs de mortier en direction de son balcon. Quatre plaintes ont été déposées, selon TF1.
Bruno Jacolin fait le lien entre ces actes et une réunion publique organisée en mai dans le quartier de la Gravière, consacrée à la sécurité et notamment à la lutte contre le trafic de stupéfiants. Il affirme que les auteurs seraient liés à ces trafics. Un tir de mortier aurait visé son balcon en juin, accompagné de menaces verbales.
Dans son communiqué, la préfecture indique que la police nationale a été "immédiatement mobilisée" pour soutenir le maire et interpeller les auteurs des faits. Les services de l’État poursuivent par ailleurs leurs opérations contre les trafics de stupéfiants dans la commune et ses environs.
Selon une source proche du dossier, le maire a "immédiatement" fait l’objet d’une mesure de protection et a été reçu le 16 juin par la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN).
Le principal suspect interpellé à de multiples reprises
Dès le 6 juin, le principal suspect était interpellé et placé en garde à vue. Toujours selon cette même source, l’individu a fait l’objet à deux reprises d’une interdiction de paraître, mais aussi d’une procédure pour violation d’interdiction de paraître qui a conduit à une convocation pour notification d’une composition pénale le 14 septembre dernier.
Le suspect a ensuite été contrôlé et interpellé une nouvelle fois le 10 juillet pour détention et usage de stupéfiants dans un espace interdit par l’arrêté. Il fait l’objet d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) prévue le 14 octobre 2026.
Les services de l’État ont par ailleurs saisi le bailleur social du principal suspect afin d’engager une procédure de résiliation du bail de son logement. Le bailleur a confirmé la saisine du juge civil aux fins de résiliation du bail et a indiqué qu’une audience était fixée au 5 octobre 2026.
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